La Citation de Frantz Fanon selon laquelle l’Afrique dispose de sa gâchette au Congo-Kinshasa traduit la situation de ce pays de Patrice Emery Lumumba qui, depuis l’indépendance en 1960, est l’épicentre d’atrocités et décès de tout genre.

Plus inquiétant est que cela soit devenu encore plus grave ces derniers jours notamment, avec, d’un côté, ces tueries à Beni dont les toutes dernières datent du lundi 25 novembre ou encore, de l’autre côté, la succession des crashs du 11 octobre de l’Antonov 72 et du 24 novembre de Dornier-228, sans compter le glissement de terrain et des inondations de ce mardi 26 novembre à Kinshasa dont le bilan est évalué à plusieurs dizaines de morts. Que des larmes et du sang ! Alors, entre la décision du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi d’installer un quartier général avancé à Beni pour rétablir rapidement la paix dans ces coins et confins du pays, d’une part, et les différentes descentes des autorités en cas de catastrophes dans plusieurs endroits, d’autre part, le plus important, au regard de cette situation des décès par-ci et par-là, serait, d’ores et déjà, de lever des options préventives, à la place des options curatives qui, par ailleurs, montrent toujours des limites ; et ce, surtout que le Congo-Kinshasa a épousé la métaphore d’un pays des dossiers sans suite. La preuve est, par exemple, à tirer des enquêtes sur le crash de l’A72 dont les éclaircissements n’ont jamais été livrés jusqu’à ce jour. D’où, face à ces coups de feu qui retentissent en onomatopée dans diverses parties du territoire national, l’Etat doit véritablement rétablir son autorité sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui revient à dire que l’actuel régime, du reste, composé du Front commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le Changement (CACH), se doit de relativiser ses divergences politiques liées aux intérêts propres, en vue de privilégier les désidératas de la population qui meurent, par centaines et atrocement, chaque année. Les leaders du FCC qui sont, d’ailleurs, en retraite à Kisantu pour évaluer notamment, la santé du mariage avec CACH, doivent certainement ouvrir l’œil face à cette acuité de l’insécurité dans le pays, avant de lever leurs résolutions sur le destin de la coalition, d’autant que cette dernière est la racine même de l’actuel Gouvernement. La question est pour les dirigeants d’être sur une longueur d’ondes, afin de trouver un véritable antidote pour sauver le pays des pesticides et poison qui rongent, à petit feu, l’autorité de l’Etat.

La Pros.


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