«Le Congo d’abord et tous pour le Congo». C’est au fil de ce crédo que le Front commun pour le Congo tient, depuis ce lundi 25 jusqu’à jeudi 28 novembre prochain, sa première retraite politique dont les points à l’ordre du jour sont, entre autres, la gestion des ambitions ou encore l’évaluation de la coalition FCC-CACH.

Lequel mariage, commencé sous seing privé entre Kabila et Tshisekedi, avant l’officialisation par un accord de principe le 29 juillet dernier, bat de l’aile à cause notamment, d’une poussée de fièvres entre les acolytes de ces deux plateformes dont les approches s’opposent, de temps à temps. Point n’est besoin de rappeler que le gotha politique congolais a assisté, il y a quelques semaines, à un jeu de ping-pong entre les principaux cadres de ces deux camps politiques concernant la probable candidature de l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila à l’élection de 2023. Déjà, même si le Front commun pour le Congo a déclaré, de son côté, croire en l’avenir de la coalition, à l’instar du Chef de l’Etat qui a exprimé le même avis, il est tout de même certain que les résolutions de cette retraite à Kisantu, dans la province du Kongo Central, seront manifestement révélatrices du destin de cet hyménée, certes à problème. Le futur de ce duo dépend aussi de l’évaluation qu’effectue CACH, depuis la nuit de ce lundi 25 novembre, dans la foulée du premier anniversaire de sa création à Nairobi. D’ores et déjà, il appert que les deux familles politiques qui, bien au-delà de tout embrouillamini, ont, sans doute, plus à gagner qu’à perdre, en demeurant dans ce régime de coalition que de se diviser, à contrario, pour questions aussi mesquines liées notamment, à l’impérium en 2023, alors qu’elles ont encore quatre pour diriger, avant de se vautrer dans des négociations sur la succession au strapontin du Pouvoir. La question n’est-elle pas de se gargariser de ce pouvoir en offrant dûment à la population la paix et la sécurité dans ses faits et gestes, étant donné qu’à ce jour la RD. Congo est devenue théâtre des morts. D’ailleurs, quoique le Président de la République ait décidé, ce même 25 novembre, d’instaurer un quartier général des Fardc à Beni, l’appel effectué par la Cenco, en cette même date, est tout autant inspirant : ‘’il est plus qu’urgent de rétablir l’autorité l’Etat’’, ont laissé comprendre les prélats catholiques. Mais alors, comment y arriver si les confusions et divergences ont adopté les jours et nuits de la classe dirigeante. D’où, des observateurs du microcosme politique congolais pensent-ils qu’il faille mettre les bouchées doubles pour répondre non pas aux intérêts personnels mais à ceux du peuple congolais qui est la victime. Face aux brainstormings du FCC, du CACH, du cabinet du Chef de l’Etat ou encore du Gouvernement, en général, l’heure est bien évidemment à la croisade non pas des marches du CLC mais des résolutions salvatrices pour garantir l’émergence du pays. En attente des retombées.

La Pros.


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