Il n’y a pas vraiment eu de suspense ! Présenté, lundi 18 novembre à l’Assemblée nationale, par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le projet de loi de finances 2020, évalué à près de 10 milliards de dollars américains, a été déclaré recevable à la majorité absolue, ce mercredi 20 novembre, après la réplique du Chef de l’Exécutif aux diverses préoccupations soulevées par les élus du peuple. Déjà, ledit texte de loi, conformément à la coutume parlementaire, est envoyé à la commission Ecofin de cette chambre pour examen approfondi, en attendant son adoption.


Aussi, Jeanine Mabunda Lioko, la présidente de l’Assemblée nationale, consciente de l’écoulement rapide du temps vers la deadline légale de la session ordinaire de septembre qui est fixée au 15 décembre prochain, a interpellé les élus membres de la commission Ecofin de faire preuve de célérité dans le traitement de cette loi. D’où, à l’instar du délai lui accordé pour l’entérinement du projet de loi sur la reddition des comptes 2018 adopté la semaine dernière, l’Ecofin a-t-elle encore dix jours pour traiter ce projet de loi de finances 2020 qui, après son adoption en première lecture à l’Assemblée nationale, doit l’être aussi en seconde lecture au niveau du Sénat que dirige Alexis Thambwe Mwamba. C’est en effet la notion du temps qui entre maintenant en jeu. Car, quoiqu’il ait possibilité de convoquer une session extraordinaire après la date butoir du 15 décembre, c’est aussi l’image de l’hémicycle qui est en jeu, si tout ne se réalise pas dans le temps légalement imparti. Les députés nationaux comme les sénateurs ont tout intérêt à se triturer les méninges et les cervelles ainsi que à se battre, autant que faire se peut, pour favoriser, d’ici la fin de l’année 2019, la promulgation par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, de ce texte de loi qui, pour une première fois, est à de 10 milliards USD qui non seulement est acceptable à la grandeur et la valeur de la République démocratique du Congo ; mais aussi prend en compte la question de la gratuité de l’Enseignement dont l’effectivité est saluée par les congolais de tous bords. Et, qui plus est, il est aussi question, à travers cette ponctualité dans l’examen dudit dossier, de rompre avec les démons de la procrastination et même de report qui laisse entrevoir que le Congo-Kinshasa soit expert dans les violations des délais, à tel point que même les élections prévues le 28 novembre 2016 ont été organisées le 30 décembre 2018, sans compter les multiples convocations de sessions extraordinaires au sein du Parlement, par manque de respect du calendrier préalablement adopté. C’est la course contre la montre !

La Pros.


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