Sans les élections, ceux qui veulent bâtir l’alternance pacifique en RD. Congo travaillent en vain. Sans les élections, ceux qui se battent, depuis des années pour le respect de la Constitution, marchent à reculons.

D’où, le 23 décembre 2018, jour prévu par la CENI pour la tenue des élections, est un moment historique. Quatre attitudes sont donc possibles.

D’abord, c’est de prendre l’option d’y participer activement afin que les meilleurs les emportent. C’est aussi l’idée de boycott des élections ou de la simple abstention. Ou, alors, c’est la tentative d’empêcher ou de perturber la tenue des élections. Dans un cas tout comme dans un autre, une quatrième idée saugrenue peut s’ajouter à la liste. C’est celle du report sine des élections et, pourtant, elle ouvrirait la voie à de nouvelles zones de turbulences aux conséquences imprévisibles.

Autrement dit, tout report des élections poserait, le moment, la problématique de l’enrôlement de nouveaux jeunes devenus majeurs, des femmes des policiers et militaires en mutation, des exilés et refugiés politiques de retour au pays ou des prisonniers relaxés.

Un tel report, ainsi que le propose Seth Kikuni et Masheke, deux des candidats engagés dans la course à la présidentielle 2018, exigerait, dans ce cas, la reconstitution du fichier électoral alors que celui qui est déjà là, affiche jusqu’à preuve du contraire, des morbidités en termes d’électeurs fictifs que seule, l’OIF, grâce sa technicité, avait réussies à détecter. S’il était donné qu’on aille encore vers la refonte totale du fichier ou sa révision, l’équation des moyens et du temps obnubileraient le chemin vers la tenue, dans les limites raisonnables, des élections.

Plus loin, dans les analyses, il y a lieu de relever, par ailleurs, que le report des élections au-delà de juin 2019, serait difficile à assumer. Car, aux dernières nouvelles, l’actuel staff dirigeant présidé par Nangaa, sera hors-mandat. Il y va de même de l’absence d’un calendrier qui nécessitera, forcément, des discussions directes, le dialogue ou pourparlers politiques, pour des axiomes à redimensionner à la taille de nouveaux enjeux dont dépendrait, à la fois, le nouveau calendrier ainsi qu’une possible période de transition.

Dans la foulée, il serait illusoire d’éluder dans ce schème d’idées, les questions de financement, de sécurisation et de paiement des agents électoraux à partir de ce moment jusqu’à l’organisation de ces éventuelles élections au format ‘’reporté’’.

De là à dire qu’un tel schéma est non seulement gênant mais, il est pernicieux dans son essence. Au moindre jeu, il peut alimenter toute une série d’usines à gaz. Ce qui, normalement, est à déconseiller. Allez aux élections !

LPM


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