Les interrogations fusent de partout. La météo politique RD Congolaise annonce-t-elle des orages ? Car, au fur et à mesure que le temps passe, le ‘’coup de foudre’’ ayant conduit au mariage FCC-CACH, semble s’étioler.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le ‘’coup de tonnerre’’ torrentueux a fendillé, amplement, les bases de cette union. Comme pour dire que l’alternance pacifique et démocratique au sommet de l’Etat, n’aura, jusqu’ici, pas réussi à ramener ses géniteurs à regarder dans la même direction. En cause, des querelles à répétition des cadres et militants du FCC et de CACH. Dieu seul sait comment cela va finir. Mais, si on n’y prend garde aujourd’hui, le Congo-démocratique de demain pourra, certainement, connaître une chute libre dont les conséquences risqueraient d’être fatales non seulement pour les générations actuelles mais aussi futures. L’hécatombe de la Lybie en est une illustration parfaite de l’instabilité politique.
Oui, de la confiance à la méfiance, de l’entente à la mésentente, au bout de 10 mois au pouvoir, la coalition FCC-CACH aura révélé au grand jour ses limites. Beaucoup redoutent de la sincérité mutuelle de deux camps. «Je te tiens tu me tiens… ». Voilà ce qui peut bien résumer la philosophie de deux forces politiques au pouvoir. Le FCC de Kabila et le CACH de Tshisekedi, quoique ces deux leaders soient ‘’presque’’ en odeur de sainteté, leurs cadres et militants semblent davantage refléter une image des ‘’adversaires’’ que celle des ‘’partenaires’’. Pourtant, ces deux camps sont liés et censés faire régner un climat de paix et de l’unité, afin de mener ensemble à bon port la grande nation Congolaise jusqu’à son éclosion. Hélas ! Il n’y a pas que les tirs de Martin Fayulu qui font mal. Les sorties médiatiques de Shadary, Kabund, Mwilanya et consorts ont tendance à jeter davantage de l’huile au feu. Cette donne met en doute la sincérité des uns et des autres. A l’heure où tout politique de tous bords devrait envisager apporter des solutions pour le bien- être des congolais, les déclarations incendiaires n’ont pas leur place actuellement. Où est la place du ‘‘peuple d’abord’’ ? Ne cessent de murmurer ceux dont les cœurs sont remplis d’amertumes. Il est temps de redresser nos fronts, longtemps courbés.

La Pros.


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