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Inscrit à l’exposé de motif de la Constitution du 18 février 2006 modifié en 2011, la crise de légitimité ne cesserait d’accoler, telle une sangsue, la RD. Congo, malgré l’alternance marquée par l’assermentation de Félix Tshisekedi Tshilombo, sorti de l’utérus politique de l’Udps.

Ce dernier que la coalition Lamuka a qualifié de Président nommé ainsi que les différents membres du Front commun pour le Congo, devenus députés nationaux et provinciaux. Et, au fil du temps, nombreux se sont évertués et ont exprimé leur assentiment à la présence de Fatshi en tant que numéro Un de la nation, d’autant que ce dernier, tout au long de ses 9 mois au strapontin du pouvoir, s’est illustré non seulement dans des promesses jusque-là non-réalisables, mais aussi dans des voyages accouchant d’affermissements des relations bilatérales, avec de nombreux pays dont les Etats-Unis et la Belgique, et ce, sans compter l’une de ses plus grandes réalisations qui est l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base. Toutefois, au moment où d’une part, un grand nombre des congolais lambda admire ce successeur de Joseph kabila et d’autre part, Moïse Katumbi et Bemba ne tiennent plus à une bataille pour le déboulonner de son piédestal, Martin Fayulu, de son côté, n’entend ni faire de l’Opposition et moins encore abandonner son combat pro-vérité des urnes. Cependant, loin de continuer d’hurler tels les eschatologues sur la destinée de l’homme après la fin du monde, il a, tout de même en politique constructeur, remis sur la table, le 4 novembre dernier, sa proposition de sortie de crise telle que modifiée à ce jour. Déclarant mordicus que la RD. Congo ne s’est point libérée de la crise de légitimité qui la hante depuis belle lurette, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 montre un exutoire qui, selon lui, rassemble des congolais dans de nouvelles discussions entre parties prenantes en tenaille, à savoir : le duo FCC-Cach d’avec Lamuka. Pour le président de la Dynamique pour la vérité des urnes, la solution résulterait dans la création, à l’issue desdits échanges, du Haut conseil national des réformes institutionnelles que Lamuka devrait chapeauter, pendant que la coalition FCC-CACH continuera à s’occuper de l’exécutif. Félix Tshisekedi est-il prêt à accepter un tel projet ? Il appert que Non, surtout qu’il regarde au passé les contestations contre son élection et ne cesse d’affirmer que le Congo-Kinshasa a entrepris sa marche vers son développement. Et, Fayulu abdiquera-t-il dans les prochains jours ? Dieu seul sait. Par-dessus tout, il va sans dire que les divergences des vues, les contestations ou des impasses ne quitteront pas, de si tôt, le pays de Lumumba, à l’exemple de ce problème Fayulu-Tshisekedi ou encore des dissemblances des visions au sein de Lamuka, celles de leadership au sein du FCC et UDPS. La RDC serait-elle victime d’un mauvais sort qui la lierait aux vents de chambardement ? Dieu seul sait.

La Pros.


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