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Certes, nul n’est au-dessus de la loi. De plus en plus, depuis le drame de Vijana, la tête de Dolly Makambo est réclamée. Au Mouvement de Libération du Congo, l’assassinat de Belvis Nkuku ne sera jamais classé sans suite dans les annales de l’histoire de ce pays.

Au contraire, Bazaïba en appelle à l’application de la loi dans toute sa rigueur contre les auteurs présumés de cet acte odieux.
Dura lex, sed lex, dit-on. Donc, ‘’la loi est dure mais, c’est la loi’’, rappelle-t-on au parti de Bemba Gombo.
Qui plus, le Syndicat National des Médecins du Congo exige, de son côté, la démission, illico presto, du Ministre Provincial de l’Intérieur cité dans cette affaire. Sinon, les hommes et femmes aux blousons blancs, battront le macadam dans les tout prochains jours. Et, avec eux, tout le personnel ainsi que tous les agents administratifs et auxiliaires intervenant dans le secteur de la santé.
‘’Trop, c’est trop’’, râlent-ils, dans un message clair à l’endroit des autorités congolaises.
A l’Assemblée Provinciale, il est prévu, très prochainement, une séance plénière consacrée à l’audition de ce même Dolly Makambo dont le procès à l’Auditorat Militaire est, pourtant, déjà en cours.
De même que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, lors du Conseil des Ministres de ce week-end à Kinshasa, a demandé qu’en état de cause, justice soit rendue dans ce dossier sulfureux.
Mais, jusqu’où irait-on ? Telle est notamment, la question lancinante, au regard des enjeux. Ce lundi 4 novembre 2019, Sylvano Kasongo, le Commissaire Divisionnaire en charge de la Police Nationale pour la Ville de Kinshasa, comparaît en tant que Renseignant. D’autres auditions sont envisagées. Déjà, les Avocats s’affrontent devant les juges militaires.
Comme il fallait s’y attendre, des exceptions à n’en point finir sont soulevées dans tous les sens.
Et, dans cette série, l’Auditorat Militaire a, par exemple, accédé à la demande des Avocats de Dolly Makambo afin que le procès ne soit pas mené sur la voie de la procédure de flagrance. Chose que les autres Avocats dénoncent et en appellent à la responsabilité pleine des juges pour un procès équitable.
Au fait, en combien de temps, devrait-on s’attendre à une issue ? Pas si sûr à fixer, ni en indiquer la moindre perspective d’une fin rapide. La complexité des procédures des lois congolaises ainsi que la nature et la catégorie des personnes présumées coupables risquent tellement d'oblitérer la suite du feuilleton que cela inquiète les sceptiques.
D’où, des pressions externes, telles qu’exercées sur les juges risquent-elles de prendre des proportions insoupçonnées en cas de manœuvres dilatoires. Tout en reconnaissant la pertinence de la présomption d’innocence reconnue à tout citoyen, nombreux ceux sont qui, en raison de la gravité des faits, demandent, néanmoins, à Gentiny Ngobila et à l’Assemblée Provinciale de prendre, carrément, des mesures préventives, en attendant le dénouement de ce nouveau rouleau compresseur.

LPM


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