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D’un trait, les lignes bougent dans le firmament politique. FCC-CACH, la guerre des tranchées est lancée, depuis que le PPRD avait réveillé le chat, en brandissant l’éventualité d’une candidature de Kabila pour la présidentielle 2023. A Lamuka, Fayulu et Katumbi se regardent, cependant, en chiens de faïence. Là où l’un parle encore de son évangile de la vérité des urnes, l’autre, se voulant plus pragmatique et réaliste, insiste, par contre, sur la nécessité de mener une opposition exigeante et républicaine.
Les deux visions, loin de faire jonction et de se compacter, désintègrent plutôt l’embellie qui a continué à régner jusqu’il y a peu à Lubumbashi, lorsqu’il était encore question de passer au prisme de l’évaluation sereine, des actions à entreprendre pour la suite du combat politique pour la conquête, in fine, du pouvoir d’Etat en RD. Congo.
En clair, le safari de Katumbi est tourné vers l’avenir. Alors que la vérité des urnes, quant à elle, a une inclinaison vers le passé, avec tout ce que cela comporte comme réalité notamment, le fait qu’après la CENI ait proclamé les résultats provisoires, Félix Tshisekedi fut confirmé et investi Président de la République par la Cour Constitutionnelle, celle-là même qui est le seul rempart de la justice congolaise habilitée à dire le droit en matière des contentieux électoraux au niveau des législatives nationales et de la Présidentielle. Comment, dans un tel contexte, remettre les compteurs à zéro ?
Au-delà de ces deux-là, leurs coéquipiers sont, eux aussi, ailleurs. Bemba, arrivé fin mandat hier à la tête de Lamuka, devrait se faire remplacer, dès aujourd’hui, par Adolphe Muzito Fumunsi. Un changement qui s’opère au moment où leurs propres langages sont restés, depuis un certain temps, difficiles à décrypter. On dirait qu’ils veulent d’un Brexit pour opérer à ciel ouvert au nom de leurs propres structures politiques respectives, à savoir, le MLC et Nouvel Elan.
Donc, les analystes les mieux placés soutiennent, d’ores et déjà, qu’au fur à mesure que ces dissensions et déchirures internes prospèrent alors que ses principaux sociétaires ne pipent mot, ni n’accordent les violons, Lamuka s’ouvre la voie de sa putréfaction. L’on en sera vraiment là si d’aventure, les choses restaient encore en l’état, durant les semaines et mois à venir.
Autrement dit, si les options claires ne sont pas levées, cette ambivalence des discours enregistrée ces derniers jours lors des meetings populaires, débouchera, certainement, sur des peaux de banane à l’effet de faire glisser tous les façonniers de Lamuka vers précipice politique.
Autant quitter la barque. Ou alors, à la limite, autant la sauver. Deux choses s’imposent : décerner le certificat de décès à Lamuka en gardant la confusion actuelle sur des orientations politiques réalistes ou lui donner, même en dernière minute, les chances de sa survie, en accordant les violons sur des thèses et hypothèses cardinales. Le tout dépend d’eux-mêmes…

LPM

 


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