Dans le Congo-profond, dans le cadre de son safari, plusieurs fois interrompu faute d’autorisation de survol, Moïse Katumbi Chapwe, qui tient désormais ces meetings en toute quiétude, ne cesse de livrer profondément sa vision pour une lutte en faveur des intérêts du peuple congolais.

Samedi 26 à Goma, lundi 28 à Beni et mardi 29 à Butembo où il a clôturé sa tournée pour la province du Nord-Kivu ainsi que ce mercredi 30 octobre à Bukavu pour l’étape du Sud-Kivu, le président de l’Ensemble pour le Changement a déclaré expressis verbis qu’il va mener une Opposition exigeante. Surtout qu’il bénéficie, à ce jour, du soutien de plusieurs dont les groupes parlementaires MS et G7, pour la prise de fonction en tant que porte-parole de l’Opposition. Les débats sur ce poste enfoncent à ce jour l’embrouillamini qui, du reste, régnait au sein de la plateforme Lamuka, avec la cacophonie sur la démarche de Lamuka après qu’il se soit officiellement mué en une coalition politique. Aujourd’hui plus qu’hier, là où aucun mot concernant cette question de porte-parole ne sort de la bouche de Jean Pierre Bemba, actuel coordonnateur de cette coalition qui sera bientôt succédé par Adolphe Muzito, Martin Fayulu, de son côté, toujours accompagné idéologiquement du même Muzito, ne fait que rougir. S’estimant président élu, aux termes de la présidentielle de 2018, il martèle, en un comme en mille, que Lamuka ne peut être dans l’Opposition d’autant que cela revient à légitimer et à cautionner l’élection, alors contestée, de Félix Tshisekedi, du reste, investi depuis le 24 janvier, soit plus de neuf mois. Pour lui, il est question pour ses pairs de Lamuka de s’en tenir à la déclaration qui sous-tend que la lutte ne sera liée qu’à la recherche de la vérité et non pas dans l’optique d’une opposition, qu’elle soit républicaine, exigeante ou encore radicale. Des analystes présagent que le poste du porte-parole de l’Opposition qui augure la démocratisation d’un Etat ne sert que d’un cadeau empoisonné qui va, à coup sûr, sanctionné la mort ultime de cette plateforme politique qui, depuis plusieurs mois, se trouve dans le coma. Ce, au regard non seulement des discours dichotomiques qui régentent les leaders mais aussi d’une perte de vitesse amorcée avec le retrait successif de Freddy Matungulu, désigné par Félix Tshisekedi à la Banque africaine de développement, ainsi que d’Antipas Mbusa Nyamwisi, décidé d’accompagner le Président de la République dans la lutte contre l’insécurité et le virus Ebola dans la partie Est du pays, son fief. Et, à cette allure, le déclin de Lamuka semble imminent. Le ressaisissement s’impose.

La Pros.


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