Encore une fois, Joseph Kabila Kabange revient au centre des débats avec la question liée à la légalité de son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2023.

Ce, après que Ramazani Shadary ait annoncé son retour politique en tant que président national du PPRD. Et, bien que la tenue des scrutins s’inscrivent dans la durée, c’est-à-dire, un avenir lointain, car il faut attendre plus de 4 ans, des constitutionnalistes patentés ainsi que des politiques de tout bord se déchirent déjà entre le ‘’oui’’ et le ‘’non’’, au-delà du fait que, cet ancien Chef de l’Etat, connu pour ses côtés discret et surprenant, maintienne jusque-là un véritable mythe à ce sujet. Peut-il candidater ou pas ? La réponse ne peut provenir que de la Cour constitutionnelle qui est l’organe censé interpréter les textes. Loin d’un futur inconnu, il va sans dire que le nom et le personnage du clergé de ‘’Kingakati’’ semble ne pas avoir perdu son influence au sein de l’agora politique congolais, quand bien même qu’à ce jour, Félix Tshisekedi et l’Udps soient au-devant de la scène. L’annonce de la rentrée politique de Joseph Kabila, comme celui qui mènera en avant-plan le combat du PPRD jusqu’à récupérer le strapontin du pouvoir, aura, en effet, remis, dans le rail, la santé politique de sa formation politique dont les membres se contestaient le leadership. Aujourd’hui, des cadres du Front Commun pour le Congo dont Bitakwira craignent un brexit du PPRD qui, avec l’ex- Président comme président, a le moyen de sa politique pour faire cavalier seul ou pour rechercher de nouveaux compagnons, après l’échec de cette plateforme à la présidentielle de 2018. Est-ce une simple coïncidence que le comeback made in Kabila s’articule avec un probable rapprochement avec son adversaire, Moïse Katumbi Chapwe. Des rumeurs qui tendent à discréditer le Président de l’Ensemble pour le Changement, alors qu’il se positionne en pôle position comme porte-parole de l’Opposition. C’est donc en connaissance de cause que le président du TP Mazembe a, depuis Goma et Beni, balayé d’un revers de la main ces bruits du couloir, tout en soulignant qu’il entend véritablement mener une lutte en faveur du peuple congolais, au sein d’une Opposition non pas seulement républicaine mais aussi exigeante. Un sujet que ne veut d’ailleurs pas attendre Martin Fayulu qui se considère toujours comme Président élu et légitime de la RD. Congo. Ce pays de Lumumba qui, vraisemblablement, foncerait vers un avenir où il y aurait fissures, à l’image du mur de Berlin, des familles politiques dont Lamuka, d’un côté avec ses problèmes des visions, et FCC, avec la surévaluation du PPRD, et ce, sans compter le CACH où les membres de l’UDPS s’entre-bouffent aussi. Qui vivra saura !

La Pros.


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