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Au fait, à moins qu’il n’y ait un revirement de dernière minute de la part de Commission électorale nationale indépendante sur l’utilisation de la ‘’machine à voter‘’ et autres préalables jusque-là critiqués par la majorité des parties engagées dans le processus électoral du 23 décembre prochain,

les congolais iront bel et bien aux urnes avec le décor actuel. Corneille Nangaa et ses troupes font la sourde-oreille et foncent à vive allure alors que les différents candidats à la présidentielle et aux législatives nationales et provinciales réfutent encore et toujours l’usage de ce système de vote qui, selon eux, pourrait être à la base d’une supercherie à grande échelle en faveur du candidat de la continuité du côté du Front Commun pour le Congo. Décidément, le processus en question semble irréversible. C’est donc du ‘’je t’aime, moi non plus‘’ ou encore, ‘’soit vous y allez comme ceci, soit vous n’y allez pas‘’.

S’il faille supposer que tous les prétendants participeront, bon gré, mal gré, à ces élections pour lesquelles rien n’est acquis d’avance, à quoi va donc ressembler la suite ? Il est évident que ceux qui n’ont pas validé la manière ou le schéma par lequel ils auront été élus ou non, n’acquiesceront pas non plus les résultats y relatifs. Ce qui plonge la République Démocratique du Congo en 2019, dans une bataille de crédibilité des scrutins et celle de la fiabilité des résultats.

Les discours superfétatoires, la campagne électorale, les garanties mutuelles mensongères et même la réunion de Genève n’auront été que du pur gâchis. Ce, pour la simple raison que ceux qui seront supposés occuper les nouvelles fonctions, se verront contester de tout bord, et pas que démocratiquement.

En passant, les 7 opposants, dits leaders, réunis dernièrement en Suisse semblent avoir ouvert quelques entrées de plus au candidat du FCC, en jouant à ce théâtre dans lequel la duperie a fait son carton. Aujourd’hui plus que jamais, l’opposition congolaise fonce vers les élections en ordre véritablement dispersé, ce qui est une faiblesse qui profite, une fois de plus, aux voisins.

Des voisins qui, il faut le dire, bénéficient de plusieurs avantages particuliers au détriment de l’opposition. Pour preuve, sur le cas du désigné de Genève, c’est la deuxième fois qu’un membre de l’opposition, après le Chairman de l’ex-Katanga, se voit être refusé l’autorisation d’atterrir sur le territoire national à bord d’un jet privé ou affrété. Alors que dans les provinces, le ‘’dauphin‘’ circule librement dans les mêmes conditions. La campagne électorale qui débute ce 22 novembre s’annonce d’ores et déjà déséquilibrée.

Toutefois, faut-il sauver l’opposition, le processus électoral ou le pays lui-même ? A suivre…

La Pros.


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