Heureux qui, comme Ulysse, a effectué un bon voyage. Félix Tshisekedi est, depuis hier, revenu à Kinshasa, après un périple euro-américain.

Samedi 5 octobre dernier, à Rome, au Vatican, il a personnellement participé à la consécration du nouveau cardinal Ambongo Besundu Fridolin, le quatrième du genre, que la RD. Congo ait connus, après Malula, Etsou et Monsengwo Pasinya.
Auparavant, il a été successivement à Washington DC, aux USA, où il aurait eu des entretiens nourris avec Christina Georgina, la pressentie remplaçante de Christine Lagarde, à la tête du FMI et, naturellement, avec le Président de la Banque Mondiale.
A l’aune de ces échanges, selon José Sele, le Ministre des Finances, il appert qu’un montant d’un milliard de dollars américains pourrait être débloqué au niveau de la Banque Mondiale en guise de soutien à la gratuité de l’enseignement et à la problématique de la santé pour tous, les deux leviers clés sur lesquels le Président Félix Antoine Tshisekedi entend mener la barque de la relève de la société et ainsi, se démarquer de l’ancien régime, avec un accent tout particulier sur l’éducation des masses.
Avec le Fonds Monétaire International, les discussions devront encore se poursuivre pour voir comment conclure dans un délai raisonnable, un programme d’appui au budget 2020 estimé à sept milliards et dont le projet est encore attendu au Parlement congolais.
A l’étape de New York, il a été devant les Nations Unies où, le 26 septembre dernier, il a eu à prononcer un discours dont le contenu a surpris plus d’un, au regard d’un certain nombre d’approches à l’instar de cette affaire de la Monusco pour laquelle il plaide pour la réduction de la pléthore de ses agents, renforcement de ses capacités opérationnelles et le renouvellement de son mandat en le rendant pro-actif pour éradiquer, de manière concrète, l’errance des groupes armés qui écument inutilement les coins et recoins du territoire national, plus précisément, dans l’Est de la RD. Congo.
A cette même occasion, il avait clairement lancé un appel à la formation d’une coalition en vue de créer un bouclier régional pour lutter contre le terrorisme et la turbulence des armes aux effets pernicieux dont se servent les mêmes groupes et bandes armés sans foi, ni loi.
A Bruxelles, les accords d’entente ont été également signés, comme pour sceller le dégel et donner libre court à la normalisation des relations bilatérales entre la RD. Congo et son ancienne métropole qui, logiquement, est appelée à parler, plus de 59 ans après l’indépendance, d’un partenariat responsable assorti des avantages mutuels.
Là aussi comme ailleurs, la voix de Kinshasa, telle qu’elle devait être portée est allée plus, voire plus loin. De sorte qu’il suffit qu’à l’interne, les membres du gouvernement ainsi que tous les responsables des institutions publiques puissent y apporter, à leur tour, leur touche pour voir, enfin, la RD. Congo s’envoler vers de nouvelles destinées.
Aux dernières nouvelles, le même Président Tshisekedi serait attendu à Bukavu où il doit inaugurer un labo en présence de son homologue du Rwanda, Paul Kagame et de l’ancien Président Nigérian Olesegun Obasanjo. Il n’est pas exclu que l’ancien Président Congolais, Joseph Kabila, invité pour la circonstance, s’y prête au jeu, pour emboucher les trompettes de la reprise en main, de la question sociale dans des zones serpentées, depuis quelques décennies, par des élans irrédentistes de ces ténébreux et impitoyables groupes armés.
Au four et au moulin, Félix Tshisekedi, comme chacun peut le constater, maintient la dragée plus haut que jamais.
Certes, que les efforts à fournir sont encore. Mais, la trajectoire laisse à croire qu’il est dans le bon. N’en déplaisent aux chantres et prédicateurs de la vérité des urnes.

LPM

 


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