Tel un tribun assidu, le Chef de l’Etat de la RD Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’apprête à intervenir à l’occasion de la 74ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU dès ce jeudi 26 septembre, sauf imprévu.

Ce sera une occasion pour le Président de la République de convaincre ses pairs du monde entier du rôle que peut jouer sa patrie dans le concert des Nations. Quoique prévisible, celui qui dirige le Grand Congo depuis le 24 janvier 2019, au regard de ses sorties médiatiques loin d’être dithyrambiques d’ailleurs, a pu révéler au grand jour ses intentions qu’il espère appliquer minutieusement en vue d’instaurer un véritable ‘’Etat de droit’’, tel a été toujours le leitmotiv prôné par son mentor en politique. Mais, va-t-il réussir ? Lui qui a pourtant tiré un trait avec l’histoire, en refusant catégoriquement de ‘’fouiner’’ dans le passé, de peur de secouer des cadavres qui se trouvent dans le placard, comment arrivera-t-il à instaurer un véritable Etat de droit ? Y a-t-il une justice sans réparation ? D’aucuns s’interrogent. A d’autres de marteler qu’il n’y a pas meilleur manière d’ouvrir le boulevard à l’impunité que de faire table rase d’un passé poissé et surtout récent.
En se confiant au journal le Monde, les congolais ainsi que le monde entier ont, par la même occasion, compris le sens profond de la politique que mène déjà le locataire de la cité de l’UA. Certes, il y a la volonté, mais sa marge de manœuvre tellement qu’elle a été réduite, du fait de sa minorité au parlement, l’obligerait par conséquent à consulter son partenaire d’alternance avant de pouvoir prendre une décision de grande envergure. Et donc, le succès diplomatique reçu de Bruxelles où il a lancé un appel aux investisseurs belges, son passage à New York ou encore sa prochaine visite à Washington prévue au courant de cette semaine, ne peut que produire ses fruits si et seulement si, les réformes structurelles profondes se réalisent sous son administration. En cela, il faudrait parler aussi de la rupture totale avec l’ancien régime qui, pendant 18 ans de règne, aura installé un ‘‘cadre légal’’ qui ne donne pas la chance aux investisseurs étrangers ou à des éventuels partenaires à se déployer convenablement. D’où, le Chef de l’Etat ‘’Fatshi’’ est appelé, sursaut patriotique aidant, d’accepter des réformes de ce cadre légal en vue de faire avancer le pays. Cette donne est aussi difficile pour lui. Dans le cas contraire, le Fonds monétaire, la banque mondiale, les géants miniers qui se sont levés contre le présent code minier, ne voudront aucunement revenir sur leur pas. Ainsi, comme hier, le train de la RDC continuera à avancer à pas de tortue.

La Pros.


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