Investi Président de la République le 24 janvier 2019, Félix Tshisekedi était considéré par certains comme celui qui vient châtier son prédécesseur ainsi que ses troupes pour tout le «mal» qu’ils ont fait subir aux congolais durant leur règne qui a duré près de deux décennies. En fait, cette option ne fait pas partie intégrante de sa philosophie.

Bien que quelques caciques de l’ancien président Joseph Kabila aient payé le prix du mépris du souverain primaire à cause de leur posture politique égocentrique, tous les autres, même ceux sur qui pèsent les soupçons les plus monstrueux de l’histoire mondiale de la corruption, vadrouillent sans inquiétude.
Il faut dire que la coalition entre le Cap pour le changement et Front Commun pour le Congo, bien qu’étant l’option la plus favorable pour préserver provisoirement un climat de paix, a permis aux «désavoués» du régime Kabila, par des mécanismes peu catholiques, de se maintenir dans une position fortunée dans cette vraie fausse nouvelle ère politique.
Toutefois, pour Félix Tshisekedi, il n’y a pas de temps à perdre avec des règlements de comptes. Dans un grand entretien accordé aux médias internationaux TV5 monde et «Le Monde», le chef de l’Etat a affirmé vouloir prioriser l’amélioration des conditions de vie des populations, garantir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national, plutôt que d’aller fouiner dans le passé. Pour les crimes de guerre ou économique, il fait confiance aux instances spécialisées, pour le moins qu’elles révèlent des faits condamnables.
«Maintenant, c’est fini», dit-il à ceux qui ont commis certains impairs dans le passé. Tshisekedi qui, autrefois a déclaré qu’il était pleinement président, rappelle qu’il est temps de se racheter et de montrer à la population un nouveau visage.
C’est vrai qu’il est attendu dans la concrétisation de ses nombreuses promesses formulées bien avant son élection à la tête de la RD. Congo, mais il tente de se donner à fond dans les hauteurs sur lesquelles il se sent le moins restreint de ses mouvements et son agir. Renouement des relations diplomatiques, assainissement du climat des affaires, décrispation politique, liberté progressive d’expression, travaux d’infrastructures par-ci, par-là. Tout cela, couronné encore et malgré tout, par un goût d’ancienneté assaisonné de certaines pratiques décriées des prédécesseurs, nouveaux partenaires.
En parlant des pratiques biscornues, les 15 millions prétendument «disparus» des caisses du Trésor ne font pas belle figure à la Présidence de la République. Ici, Félix Tshisekedi dédramatise l’affaire. Il s’agit, défend-il, non pas d’un détournement de fonds, mais d’une affaire de «rétro commissions». En réalité, il y a eu de la maladresse…
Il reste confiant envers son Directeur de cabinet, Vital Kamerhe contre qui il n’a aucune preuve de méconduite jusque-là. En gros, ce fut une «confusion regrettable».
En outre, face à la corruption et toute sorte d’antivaleurs dont il a fait le cheval de bataille, FATSHI met en avant la pédagogie avant la répression. Voyons voir.

La Pros.

 


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