Investis le vendredi 6 septembre à l’Assemblée nationale, les nouveaux membres du Gouvernement prennent finalement possession de leurs strapontins. Tout a commencé un jour après, soit le samedi 7 septembre, avec la remise-reprise à la Primature entre Sylvestre Ilunga Ilunkamba et son prédécesseur, Bruno Tshibala.

Et, le grand lot est arrivé hier lundi avec une armada de ces échanges des fanions dans plusieurs ministères, alors que quelques autres sont fixés pour ce mardi 10 septembre. Outre le Premier ministre qui a eu à professer dans son discours-programme la vision de l’Exécutif mixée à celle de Tshisekedi et de la coalition CACH-FCC, les membres du Gouvernement ont, dans la foulée de leurs installations, émis des promesses de tout genre, des jérémiades, devant les micros de la presse qui, certainement, poussent à jacasser. Tous, sans exception, ont rassuré de répondre favorablement aux désidératas de la population, conformément à leurs prérogatives, oubliant peut-être que le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, excelle lui-même dans ce domaine des serments. Ces discours, quoique déterminants et déterminatifs des actions projetées, sont d’autant électoralistes que visionnaires. Surtout que la logique, à en croire des intelligentsias, veut que ces chapelets de bonnes intentions, qu’ils puissent émaner de n’importe quelle autorité, soient assis sur des indicateurs ou chronogrammes bien connus. D’où, faut-il que les poulains de la team Ilunga, s’ils sont véritablement motivés à relever les défis, puissent, en amont, consulter le personnel commis à leurs ministères de tutelle, faire un état des lieux ainsi qu’un brainstorming idoine, conformément aux projections et moyens du Gouvernement et ce, avant de se lancer dans des oraux grandiloquents et dithyrambiques. Comme d’aucuns le savent, l’exercice de la chose publique exige, pour chaque projet, de cerner le budget qui y sera alloué, le temps imparti et tous les corollaires. Et, s’il faut paronymiser au dicton ‘’Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude’’, l’on ne peut, par ricochet, prétendre de mener à bout certaines visions sans ces pré-requis sus-évoqués. C’est d’ailleurs dans cette foulée qu’il a été recommandé au Premier ministre Ilunga d’appuyer avec des chiffres son programme gouvernemental. C’est que celui-ci a rassuré de faire annuellement, en commençant à partir de la présentation du budget 2020 au Parlement. La leçon voudrait de ne jamais dire ‘’les grâces avant les bénédicités’’ mais de suivre des étapes requises afin de concrétiser le vœu de la population et donc de bouger les lignes. Un seul acte vaut mille paroles en l’air, disent les sages.

La Pros.

 


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