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Septuagénaire, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, tel le vieux sage du village qui maîtrise les contours et détours des sujets et de ses sujets, aura le mardi 3 septembre dernier, au terme d’un discours cadencé par des cris et acclamations du public ainsi que de la plupart de députés nationaux, étalé à la face de l’opinion tant nationale qu’internationale un programme gouvernemental qui se révèle comme ‘’une poule aux œufs d’or’’ dont parlait Jean de la Fontaine, dans ses Fables.

Non seulement qu’il a rassuré d’actes allant dans le sens de renforcer l’unité nationale et la réconciliation mais, aussi le Premier ministre s’est jeté dans le bain des projections révélatrices et qui font certainement rêver, à tel point que toute son audience au sein de l’Assemblée nationale ne s’était point empêchée de dodeliner la tête, se disant : ‘’le Congo tend véritablement vers son développement’’. Cependant, comme toute œuvre humaine, ce programme du Gouvernement s’est aussi révélé imparfait. Et, loin de plusieurs recommandations faites par les députés pour son amélioration, un seul hic demeure, surtout dans le chef de la société civile et de l’opposition. Il s’agit en effet de la quantification dudit registre des actions projetées. Après les débats dépassés sur la vérité des urnes pour laquelle n’arrête pas de vociférer Martin Fayulu, c’est maintenant les débats sur les chiffres qui accolent le microcosme politique congolais. D’aucuns sous-tendent d’ores et déjà que le cahier des charges présenté par ce Gouvernement ne peut véritablement rassurer, si Ilunga Ilunkamba y ajoute des chiffres claires concernant les dépenses ou les recettes, les moyens de mobilisation des ressources ou encore le chronogramme dévolu à chaque action. D’ailleurs, les chiffres parlent mieux que les mots, soutiennent principalement les économistes du monde. Or, certaines indiscrétions laissent entendre que l’exécutif accompagnera les chiffres à son programme lors de la session budgétaire dont l’ouverture est annoncée pour le 15 septembre dans les deux chambres du Parlement. Un seul quid ! Cette session de septembre traitera simplement du budget 2020, alors que le programme est, a contrario, quinquennal. C’est là où le bas blesse. Sinon, il peut aussi s’avérer que Sylvestre Ilunga soit inscrit, lui ainsi que ses thinks tank, dans l’optique de présenter graduellement les chiffres. C’est-à-dire, année par année, selon ce qui, mutatis mutandis, sera prévu en termes de réalisation. Ce qui est aussi logique ! Toutefois, puisqu’au regard de l’histoire et de la majorité parlementaire du CACH-FCC, ce Gouvernement sera certainement investi ce vendredi 6 septembre, la question est d’attendre la gestion de la chose publique et les réalisations. Car, les projections sont toujours faciles mais les actions compliquées. Le programme, à lui seul, peut vraisemblablement relever les défis auxquels fait face la RD. Congo. Là au moins, il n’y a pas trop des débats.

La Pros.


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