Au commencement, ils étaient d’abord seuls. Puis, ils ont décidé d’associer à leur deal, une brochette de collaborateurs. Aujourd’hui plus qu’hier, la Coalition née de laborieuses tractations est à pied d’œuvre.

Déjà, le 24 janvier 2019, elle avait gagné son premier pari, lors de l’investiture de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête du pays sous le rythme de 21 coups de canon ourdis à partir du perron du Palais de la Nation, à la Gombe.
Le 29 juillet, après des ratés et couacs aussi bien alambiqués que réels, les choses ont pris une tournure somme toute décisive avec l’entrée en vigueur d’un accord formalisé autour de l’épineuse question de la gouvernance commune sous la double emprise d’un Président en fonction disposant de la signature en termes de pouvoir Exécutif et d’un Ancien Président disposant, quant à lui, d’une majorité parlementaire sans laquelle, le premier cité ne saurait ni procéder à des réformes profondes, ni envisager le vote des lois, sans coup férir.
Et, voilà, plus de sept mois après, la coalition, celle-là même que tiennent Kabila et Tshisekedi, depuis la fin des élections du 30 décembre 2018, peine à décoller sur des bases égales. Pour preuve, un gouvernement éléphantesque qui a été publié ce lundi 26 août, vers les petites heures du matin, laisse entrevoir une juste injustice dans l’équilibre des forces, même si, curieusement, ses principaux architectes, jouant à l’autruche, semblent occulter, du moins jusqu’ici, les problèmes de fond parmi ceux qui l’ont retardé.
Au comble de tout, un peu plus tard, lorsqu’il sera question de travailler, ce même problème-là, celui de la puissance publique dévolue à tout Chef de l’Etat reviendra à la surface.
L’on se souviendra, en effet, qu’un beau jour, Félix Antoine Tshisekedi, alors qu’il venait d’inhumer, le 1er juin 2019, Etienne Tshisekedi, son père décédé, le 2 février 2017, à la Clinique Sainte Elisabeth de Bruxelles, nomma des mandataires à la Sncc et à la Gécamines sans que ceux-ci n’entrèrent guère en fonction. Puisqu’une ministre du Portefeuille appelée Mumba Matipa qui, d’ailleurs, est tombée comme un fruit mûr ce lundi 26 août dernier, refusa d’obtempérer à ses ordres sous des prétextes fallacieux que ces ordonnances-là ne firent pas revêtues du contreseing d’un Premier Ministre en fonction.
Et, jusqu’à ce jour, rien n’y fit tant que l’homme de Kingakati n’y insuffla, depuis sa tanière, l’once d’une nouvelle tempête à l’effet de sonner le glas d’une embellie.
Autrement dit, si l’Accord ainsi signé est respecté, les choses iront normalement. Mais, le tout dépendra de la volonté des parties, pourvu qu’on respecte le principe : ‘’pacta sund servanda’’. Ce qui, en politique, n’est pas du tout facile lorsqu’il s’agit d’un deal basé sur le partage du gâteau qui, au fil de jours, peut se dévaluer avant le début de la prochaine saison 2023. Quoi qu’il en soit, la gouvernance de la coalition FCC-CACH sera soumise à l’épreuve du gage de bonne foi.

LPM

 


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