Attachez vos ceintures, cette fin de course s'annonce palpitante ! Il ne faut nullement être devin pour comprendre que cette semaine sera très décisive. Et, il y a là rien d’étonnant car, les consultations formelles menées par Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre entrant, ont été closes depuis samedi dernier. Il n’y a donc plus débat.

Les listes de personnalités proposées par chacune de deux plateformes politiques respectivement, FCC-CACH, membres de la coalition au pouvoir, pour faire partie du futur exécutif, ont été examinées à la loupe par le formateur du gouvernement, tout en veillant au strict respect des critères pour être ministrable. D’où, en postlude de cette étude, la première mouture de ce que sera la future équipe gouvernementale va être soumise au Président de la République dès aujourd’hui. Après quoi, les heureux promis seraient appelés non pas à sabrer des bouteilles de champagne, mais d’être activement prêts pour servir le peuple congolais, affamé, héritant d’un sol béni des richesses.
A n’en point douter, le peuple congolais aura, de ce fait, expérimenté le vieux proverbe selon lequel, ‘’la patience est amère, mais son fruit est doux’’. Car, six mois se sont écroulés depuis que Félix Tshisekedi a récupéré le strapontin présidentiel, cédé pacifiquement par son devancier, Kabila, pour que l’on soit persuadé de la forme du futur gouvernement. Les 65 membres devront instinctivement incarner la rupture d’avec l’ancien régime, tant dénigré par le commun des mortels à cause notamment, de sa politique qui reflétait pour beaucoup une couleur antidémocratique. Aujourd’hui, plus que jamais, toute la nation s’apprête à acquérir l’exécutif sous l’ère ‘’fatshiste’’. Il aura fallu une forte dose de patience, pour que la lueur d’espoir soit aperçue. Nul n’est besoin de polémiquer. Au stade actuel, sachant que le FCC et le CACH, majoritaires au parlement, vont cogérer ensemble l’exécutif, mettant de côté les confessions religieuses et la société civile, la seule crainte de tout un peuple, c’est vers le passé des personnalités proposées par cette coalition. C’est pourquoi, l’idée de la rupture d’avec l’ancien régime est vivement attendue.
Et, qu’en est-il de Bahati ? Son sort serait scellé. Son chemin de la croix lui aura valu la crucifixion. Radié en juillet dernier du FCC pour s’être présenté candidat à la présidence du Sénat concurremment à Thambwe Mwamba choisi par Kabila, Lukwebo avait déclaré l’autonomie politique de l’AFDC-A et se dit toujours membre de la majorité. D’où, il revendique ‘’sa quote-part’’. Pour ce faire, il a déposé sa liste de ministrables sur la table et de Sylvestre Ilunga Ilunkamba et du Président Tshisekedi Félix. Mais, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, avait exclu la possibilité de voir Bahati Lukwebo dans le gouvernement.
Aujourd’hui, au lieu et en place de naviguer entre des sorties médiatiques dithyrambiques allant dans la direction de jeter l’huile sur le feu, les protagonistes politiques ne devront, en aucun cas oublier, que l’équipe gouvernementale en gestation, émane d’une coalition entre deux plateformes politiques. L’exécutif a depuis commencé à avoir un physique conforme à la nature du régime semi-présidentiel. A savoir, un pouvoir exécutif marchant avec deux personnages. D’un côté le Président de la République porteur d’une onction du suffrage universel direct du peuple congolais, et de l’autre côté, un Premier ministre provenant de la majorité parlementaire appelée à conduire la politique de la nation. Cette union semble connaître ses dernières douleurs de l’enfantement avant la publication probable d’un gouvernement cette semaine, avant qu’il soit investi devant le parlement dont la convocation en session extraordinaire pourrait intervenir ce jeudi 15 août. Dans l’entretemps, c’est le grand jour pour ‘’Sylvestre’’ qui va prendre langue avec le Chef de l’Etat sur la mouture du futur exécutif.

La Pros.


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