C’est déjà la dernière ligne droite pour la sortie du Gouvernement. Cette publication tant attendue se trouve aujourd’hui à l’étape de la Chapelle Sixtine, s’il faut bien évidemment l’assimiler au processus qui régente le choix du Souverain Pontife.

En effet, après la ‘’fumée blanche’’, d’une part consacrée par les images de toast entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, et d’autre part entérinée par l’officialisation de l’accord FCC-CACH le 29 juillet dernier, il ne reste vraisemblablement que le prononcé du ‘’Habemus Papam’’. Cette expression signifiant ‘’nous avons un Pape’’ qu’il faille, cependant, prendre, à l’image de la situation politique de la RD. Congo, c’est-à-dire, la sortie solennelle du Gouvernement, à travers la lecture de l’ordonnance, via les ondes de la RTNC. Une chose qui ne peut véritablement arriver qu’après l’harmonisation des listes par les deux camps politiques Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH). Laquelle étape est, d’ores et déjà, source des discordances, au regard du nombre de demandeurs de chaque famille politique qui s’entre-bouffent soit pour les 23 postes réservés à la plateforme pro-Tshisekedi, soit pour les 42 sièges dus à la coalition dirigée par Kabila. Car, après la remise des projets des listings entre les mains du Premier ministre Ilunga Ilunkamba, le samedi 10 août, il est indéniable que non seulement des cris de joies et de soulagement vont suivre mais aussi des pleurs et désolations résonneront dans les différents regroupements politiques, tels les émotions qui frissonnent le nouveau Pontife dans la ‘’Chambre des larmes’’, avant la finale adresse aux fidèles ‘’urbi et orbi’’. In globo, les deux plateformes se retrouvent en plein pied d’une journée de toutes les manœuvres avant que le successeur de Tshibala prenne les listes, les épluche et les fignole pour enfin remettre la première mouture au Président de la République, Félix Tshisekedi, d’ici le mardi prochain. Puisque peu des jours séparent la population de cette sortie du Gouvernement, attendu durant près de sept mois, il va sans dire que tous les ‘’non nommés’’ devront mettre de côté leurs égos pour ne pas constituer une pierre d’achoppement à l’applicabilité d’une bonne gouvernance par l’équipe gouvernementale à venir. Il est question de privilégier les intérêts de la population qui gangrène dans une crise socioéconomique à grande échelle, dans l’insécurité et la psychose avec la maladie à virus Ebola. « Salus populi suprema lege » traduisez « le salut du peuple doit être la loi suprême ». Et, ce n’est donc pas pour rien que d’aucuns sous-tendent aussi ‘’la voix du peuple, c’est la voix de Dieu’’.

La Pros.

 


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