Elle peut sauter à tout moment. C’est cela le seul et unique danger qui colle, à chaque et toute heure, une usine à gaz. D’où, le modus faciendi en son sein, est-il tributaire à une véritable méticulosité, à tel point qu’un petit feu de brindille, les poussières à tabac ainsi que tous les autres objets inflammables y sont interdits, en guise de précaution.

Cependant, cette prévention caractérisée par la minutie pour une usine à gaz ne semble pas être le facteur idoine pouvant et devant épargner la classe politique d’une certaine cacophonie après la sortie du Gouvernement qui pointe à l’horizon. Déjà, après l’officialisation de l’accord FCC-CACH le 29 juillet dernier, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nommé un lundi 20 mai, a démarré les consultations formelles ce mercredi 7 août. Dans la foulée, il a reçu les délégations de Cap pour le Changement (CACH) ainsi que du Front commun pour le Congo (FCC) auxquelles il a remis le fil conducteur de désignation des ministrables pour l’exécutif en gestation et ce, les conviant d’apprêter les listes de leurs différents sélectionnés d’ici ce weekend, avant que lui, personnellement, ne prenne la route de la Cité de l’Union Africaine où il prévoit de présenter, la prochaine semaine, la nomenclature de son Gouvernement estampillée des différents noms qui seront véritablement tirés non pas à la volette mais à la pincette. D’ores et déjà, dans les camps politiques, c’est la bataille des curriculums- vitae qui est engagée. Qui est plus expérimenté que l’autre ? Qui mérite d’être inscrit sur la liste ? Ce sont là les genres de questions qui font tressaillir les esprits. Mais, au-delà du nombre des pages d’un CV, c’est aussi la question du poids politique qui est en jeu, sans compter l’abnégation, la sagacité, la fidélité et la loyauté dans le combat du regroupement. Ce qui est vrai, le CACH qui bénéficie de 23 postes tout comme le FCC, avec ses 42 sièges, fait face à un grand nombre des affidés à servir. A la lumière de ceci, nombreux devront s’attendre à une omission, tel les croyants faiseurs des miracles sur terre, qui, lors de l’enlèvement le dernier jour, n’entreront pas au Paradis, en subissant le sort de : ‘’je ne vous ai jamais connu’’. Les mécontents supplanteront en nombre les heureux nommés. La RD. Congo s’approche d’un Armageddon politique, à travers fronde et dissension çà et là. Comment l’éviter ? C’est l’équation à plusieurs inconnus. Des promesses, non pas de moindre, ont vraisemblablement des rôles à jouer, à l’heure où tous les regroupements politiques harmonisent leurs listes. Aussi, l’important serait aussi les mécanismes devant conduire à la réalisation desdites promesses. Surtout que le Premier ministre et son équipe, une fois investis, devront se pencher illico presto à la résolution de plusieurs désidératas de la population auxquels le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, depuis la période électorale jusqu’à son entrée en fonction, a donné de sa parole. Au fur et à mesure les solutions tardent, la gronde sociale connaît aussi une certaine acuité. Tel est, d’ailleurs, les cas avec des grèves qui sont lancées au sein de plusieurs services publics et universités. Ça peut sauter à tout moment.

La Pros.


Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout