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Il a fallu qu’il ose sortir la tête, qu’il postule à la Présidence du Sénat pour se mesurer à Alexis Thambwe Mwamba et qu’il tente d’imposer les marques de l’AFDC-A sur l’agora politique, pour que l’homme se morde le doigt et qu’il porte une nouvelle croix.

Déjà, dès le départ, il avait été suspendu pour une durée indéterminée. Puis, le Front Commun pour le Congo, poussant son ire jusqu’au paroxysme, l’avait radié de manière définitive. Et, comme si cela ne suffisait pas, la frange de l’AFDC-A restée collée au FCC a, elle aussi, décidé un beau jour d’en découdre, en l’excluant, lui, l’Initiateur et, en même temps, Autorité Morale consacrée comme telle au Ministère de l’Intérieur, de cette plateforme politique.
Du coup, plus question, pour Modeste Bahati qui revendique, désormais, quatre postes au gouvernement, après sa défaite dans la course au perchoir du Sénat, de revenir en arrière pour mériter une nouvelle place au soleil. Néné Ilunga Nkulu et Mbikayi, dressés comme un seul homme, ont décidé de l’enfoncer davantage. C’est dans cette optique qu’elle maintient la dragée plus haut et crie au scandale lorsqu’il invite les autorités morales de FCC et Cach à ne plus céder la moindre parcelle de pouvoir à son ex-mentor, Modeste Bahati. Pis encore, Steve Mbikayi Mabuluki promet, pour sa part, d’initier une démarche au mois de septembre prochain, pour obtenir carrément l’invalidation de ce même Bahati au Sénat. Mais, ce n’est pas tout. Puisqu’en plus, Agano Elemba, à l’instar de M. Stoupis dans l’affaire Katumbi, remue, à sa manière, dans la plaie béante de la confusion savamment entretenue autour de la guéguerre AFDC-A et le FCC en termes de gestion des ambitions, pour exhumer une vieille affaire, un vieux conflit axé sur le ciment, pour rechercher les poux sur la tête de Bahati.
Dernièrement, en effet, ce monsieur qui promet de revenir, très prochainement au pays, écrit au Procureur Général près la Cour de Cassation, pour exiger la fixation de son procès pour une confrontation avec Bahati devant la barre. Pris en sandwich, il va sans dire que l’étau se resserre autour de la coqueluche de l’AFDC-A qui, aujourd’hui, est appelée à mener la lutte et, surtout, à se démener, à cor et cri, pour sortirde ses nouvelles démêlées politico-judiciaires auxquelles s’ajouteront, faut-il s’y attendre, d’autres tracasseries policières ou économiques de nature à lui ôter le minimum de sommeil. L’on s’attend, évidemment, à une véritable de guerre des tranchées, même si les armes semblent, visiblement, être inégales. C’est toute une famille politique constellée autour de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange et ses alliés d’hier et d’aujourd’hui, face à un homme rabroué et blacklisté dont la tête n’est plus bonne qu’à être coupée pour l’écraser, apparemment, du logiciel des acteurs politiques encore actifs et vifs. Que faire alors, dans ce cas ? L’on n’a pas besoin d’une prière pour pousser Bahati à se mettre sur ses gardes. Car, de son côté, sa plainte contre Néhémie, Néné Ilunga Nkulu et Mbikayi devrait lui servir d’épée de Damoclès pour tenter, avec l’appui de tous ceux qui lui sont encore fidèles, de résister contre le vent impétueux de sa descente aux enfers. Il devra, par ailleurs, disposer d’épauler non frêles, d’un gros cœur et des pieds solides, pour ne pas être sacrifié sur l’autel de cette lutte chevaleresque à laquelle il fera face dans les tout prochains jours, avec des fronts qui seront ouverts dans tous les sens. Un homme averti, dit-on, en vaux deux.

LPM


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