Des étapes ont été franchies. L’orage est passé. L’affaire de la brouille FCC –CACH ou des tirs à fleuret moucheté appartient, désormais, au passé. Au-delà du deal Kabila-Tshisekedi, voici qu’un accord gouvernemental vient poser les balises et, même, cimenter le début de la mise en œuvre de la coalition.


Déjà, le 24 janvier 2019, ce fut un jour mémorable qui, autrement dit, vit naître dans le ciel congolais, longtemps brumeux, un nouvel espoir, un nouvel horizon, un avenir radieux.
Grâce à deux hommes dont l’un avait une expérience de plus de dix-huit ans aux commandes de l’Etat et l’autre, plus de trente-six ans de lutte titanesque pour l’avènement de la démocratie pluraliste et le triomphe d’un Etat de droit en RD. Congo, en plein cœur de l’Afrique noire, la roue de l’histoire avait bien tourné dans le sens du changement profond.
Ce beau jour-là, en effet, un discours ponctué d’une salve d’applaudissements mettait fin aux multiples questions sur le devenir immédiat du Congo-Kinshasa. Aujourd’hui, plus des six mois après, la roue titille, tâtonne ou elle donne l’impression de faire du surplace.
Alors que les négociations, dans l’entretemps, se faisaient dans la discrétion totale, loin de l’œil inquisiteur des chevaliers de la plume, des caméras et autres preneurs de vue ou de son.
Lundi 22 juillet, quelle n’a pas été lorsqu’une photo fuitée a fait le tour de la toile. Kabila-Tshisekedi sablant du champagne, leurs acolytes arborant un sourire à la gorge déployée.
S’agissait-il là d’un déclic ou d’une feinte ? S’agissait-il là d’un début de la fin du suspense ou simplement, d’une lueur nouvelle aux accents d’une détente dont le dénouement pourrait encore faire durer la récréation ? Voilà autant sont des questions qui sont sur toutes les lèvres.
A tel point que les boursicoteurs et autres vendeurs d’illusions se perdent en conjectures. Et si l’on connaît la taille du gouvernement, il n’en est pas le cas pour les noms, ni pour la configuration réelle.
En réalité, l’Accord tel qu’il a été dévoilé cache encore un pan entier de son mystère. Puisqu’il n’est connu de ses négociateurs, son contenu est encore à cerner pour en savoir un peu plus sur l’attribution des portefeuilles ministériels et l’autre face de l’iceberg sur les raisons qui ont fondé Tshisekedi alors qu’il braquait et figeait ses positions, à lâcher du lest.
Comment comprendre qu’un Président de la République dit élu et investi puisse accepter qu’on lui attribue seulement 23 postes sur un total de 65 qui constituera la trame essentielle de cette nouvelle équipe gouvernementale ? Difficile à dire.
Tout au moins, à l’analyse, Tshisekedi doit-il avoir eu d’autres assurances mais lesquelles, pour se laisser ainsi berner dans la farine, sous l’œil médusé, pour ne pas dire, complice de ses combattants ?
Sans doute que l’on en saura un plus dans les tout prochains jours lorsqu’il sera à Ilunga Ilunkamba de se dévoiler à l’occasion de la publication de son gouvernement.

LPM

 


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