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«Ô temps, suspends ton vol», criait Alphonse de Lamartine, dans ‘’Le lac’’, alors qu’il voguait en amourette avec son amante.

Donc, le facteur temps qui ne s’arrête jamais, est tout autant précieux qu’aujourd’hui les énarques de la coalition CACH-FCC, après avoir tiré en longueur les tractations ayant tout de même abouti à un consensus sur l’effectivité d’un accord de gouvernance signé dans la nuit du 29 juillet, sont véritablement recommandés d’en tenir compte, de manière méticuleuse, en vue de favoriser la publication imminente du Gouvernement Ilunga Ilunkamba. Car, à compter des bouts de doigts, tel un écolier qui apprend le b.a.-ba des mathématiques, 188 jours se sont déjà écoulés depuis l’alternance au pouvoir mais cela, sans un Gouvernement. Jusque-là, l’essentiel des décisions sont prises si pas à la Cité de l’Union africaine, à la résidence présidentielle de N’sele ou encore au Palais de la Nation mais jamais à l’issue d’un Conseil des Ministres. D’où, le nouveau Premier Ministre, nommé depuis le 20 mai dernier, est-il posé sur ses lauriers, se gargarisant de ses nouvelles fonctions, sans pour autant entrer en fonction. Cette entrée en action qui dépend maintenant des consultations qui sont menées, par lui-même le prochain locataire de la Primature, concernant la véritable phase de la composition de son équipe Gouvernementale. Oui ! Après avoir discuté, pendant près de deux mois, sur la nomenclature, la clé de répartition ou encore les attributions des ministères, c’est l’heure de discuter sur les individus. Qui est ministrable ? Quel politique prendra quel ministère ? La question est présentement de jeter un œil sur l’équilibre géopolitique, sur la participation d’un quota acceptable des jeunes, des femmes et, à la limite, des personnes invalides. Puisqu’il est toujours conseiller à tout un chacun d’apprendre de ses erreurs, la coalition étant désormais assise sur le piédestal d’un accord de gouvernance, un coup de fouet pour accélérer les choses devient de grande rigueur, en congédiant sans ménagement diverses disparités et aspérités, pour favoriser d’ici quelques jours la publication de nouveaux détenteurs de différents ministères. Surtout qu’une autre étape est encore en vue, à savoir : l’investiture dudit Gouvernement au Parlement, à travers la présentation et l’adoption du programme commun de coalition qui vient, du reste, d’être adopté. Le laxisme et la stagnation doivent être effrités. Cinq années pour un mandat représentent beaucoup, en termes de projections mais peu, en termes d’actions. Félix Tshisekedi et tous les autres politiques sont et seront comptables de conséquences maléfiques et bénéfiques sur la nation. Il faut agir car, «le temps coule et nous passons», martelait encore et toujours Lamartine.

La Pros.

 


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