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Qu’est-ce que le temps file ! Plus les heures passent, l’environnement politique congolais se dessine et prend une toute autre forme qu’il y a cinq mois.

Le prochain gouvernement se fait de plus en plus attendre sur fonds d’une multiplicité de crises rongeant l’essentiel du potentiel socioéconomique de la République. Alors que les discussions ont, semble-t-il, déjà été peaufinées et la répartition des sièges établie, la publication du gouvernement que va diriger l’ancien Directeur général de la SNCC n’arrive toujours pas. Mais à quel niveau se situe le blocage ? Pour certains, la gourmandise du Front Commun pour le Congo pour les ministères clés empêche la bonne poursuite des discussions. Pour d’autres, il y a inadéquation entre la taille du «gâteau» et les invités aux mets.
Entre-temps, les premiers mois du mandat de Félix Tshisekedi s’illustrent dans quelques grosses failles, principalement au niveau de la justice où les arrêts de la Cour constitutionnelle sur le contentieux électoral des législatives nationales ont créé énormément de bruit. Des juges soupçonnés des délits de corruption sont actuellement sur la sellette et le Chef de l’Etat est d’ailleurs appelé à intervenir de manière significative. Dans un communiqué publié ce dimanche 14 juillet, le Comité Laïc de Coordination (CLC) a annoncé qu’il entend mobiliser ses différents partenaires dans une vaste campagne pour le renouvellement de cette Cour. En fait, les récents arrêts de la Cour constitutionnelle consécutifs aux contentieux des législatives nationales continuent à faire parler d’eux. Face à cela, le CLC exige la démission des juges de la Cour Constitutionnelle afin de permettre à cette institution de vivre sa renaissance avec une nouvelle équipe choisie parmi des juges compétents, dignes et intègres que compte la République.
Ce sera peut-être la démarche également employée par les ténors de la plateforme Lamuka qui, malgré leur nombre réduit, seront en réunion ce 24 juillet 2019. La première réunion des leaders de Lamuka au pays se tiendra à Lubumbashi, fief de l’ancien gouverneur du Katanga et actuel coordonnateur de la plate-forme, Moïse Katumbi.
Il faut noter que cette réunion se tiendra dans un contexte caractérisé par des départs au sein de Lamuka. D’abord, celui d’Antipas Mbusa Nyamwisi, qui a répondu favorablement à l’appel du pouvoir en place. Et de Freddy Matungulu, désigné administrateur à la BAD sur proposition du président de la République, Félix Tshisekedi.
Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito et Martin Fayulu, les seuls leaders encore dans le navire Lamuka, devraient se pencher sur la réorganisation de leur plateforme politique après ces départs, lors de ces assises.
Au Sénat, la bataille s’annonce moins rude avec un Thambwe Mwamba politiquement soutenu par l’ensemble du FCC et un Bahati Lukwebo anéanti au sein de son propre regroupement politique. Et les candidats alignés jusque-là, ne sont que tributaires de la famille politique de l’ancien président.

La Pros.

 


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