Lorsque les latinistes parlaient, en leur temps, de dés qui sont jetés, ils voyaient, derrière les rideaux, les masques qui allaient tomber. Ils regardaient derrière les manteaux, tout ce qui s’y cachait. Donc, en définitive, ils constataient seulement que si tous les interstices sont bouchés, le sort était scellé.


Ici, s’il était question de recourir à leur sagesse, les mêmes latinistes constateraient, évidemment, qu’entre l’AFDC-A et le Front Commun pour le Congo, l’histoire d’amour appartient au passé.
Et que pour le moment, c’est d’abord la bataille, le combat des gladiateurs dont l’issue déterminera, au bout de comptes, les nouveaux rapports des forces au sein de l’hémicycle de nouveaux élus des élus congolais.
Ainsi, puisque la calebasse est tombée, que ferait-on encore pour rattraper ou récupérer de l’eau qui s’est répandue sur du sable ? Plus rien, en tout. Si ce n’est, peut-être, de se rendre à l’évidence qu’il faut que le meilleur de le remporter, pour peu que le jeu, ce jour-là, soit réellement transparent.
Homme de foi et déterminé, Bahati s’est toujours montré modeste et peu disert. A le voir, il ne donne nullement l’impression qu’il peut tuer même une petite mouche TséTsé. Et, pourtant, cette fois-ci, il a refusé d’observer la langue de bois, de céder aux pressions et de se faire marcher dessus. Ce qui n’a pas, non plus, plu aux autres, à ses pourfendeurs d’aujourd’hui qui, manifestement, l’accusent d’avoir brûlé le petit tissu de confiance interne qui permettait au FCC de maintenir son identité, celle d’un bloc compact autour de son Autorité Morale, Joseph Kabila Kabange.
Ce geste, à lui seul, soutiennent plusieurs bouches autorisées, aurait été considéré comme étant la meilleure des façons qu’il eut utilisée pour brûler la politesse à l’autorité du Chef, pour toucher, au fait, aux fruits interdis.
Mieux encore, seule, la sanction devenait, dans un tel contexte, la voie obligée pour corriger les excès de table et, par ricochet, pour tempérer les ardeurs d’un disciple à l’esprit rebelle.
Et maintenant que la page est tournée, les choses vont aller dans le sens de s’engager résolument dans les préparatifs de la prochaine campagne dont le débat s’annonce houleux autour de la vision de ces hommes, à savoir, Bahati et Thambwe.
D’où, chacun a l’obligation de se tenir sur ses gardes pour veiller au grain. Car, dans ce jeu de quiproquo, rien, à moins d’un miracle, n’est gagné d’avance.

LPM


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