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15 juillet 2019, au plus tard, c’est le délai butoir pour convoquer le Parlement en session extraordinaire avant le 15 septembre 2019. C’est pratiquement dans quelques jours pour ceux qui, visiblement, savent regarder au calendrier et en tirer des leçons sur le restant de la mandature.

Normalement, il était question, pour la RD. Congo, de sortir de son inertie actuelle pour aller de l’avant. Mais, comment briser ce cycle infernal dès lors que le gouvernement de Sylvestre Ilunga Ilunkamba se fait toujours et encore attendre ? Au FCC, les dents longues ratissent large pour arracher, sans nul doute, la part du lion. Au CACH, pendant ce temps, la pression monte pour exiger des ministères régaliens. La guéguerre dure et s’installe. Et, pourtant, dans l’esprit de la coalition, les ministères, à eux seuls, ne devaient plus constituer une chasse gardée.
Aujourd’hui, derrière le deal Kabila-Tshisekedi, nombreux sont ceux qui pensent autrement, qui décrient la marche à tâtons ou la marche à reculons. De plus en plus, des inquiétudes se multiplient à tel point que certains analystes parlent de cette coalition comme d’un mariage du bric-à-brac dont les lendemains seraient donnés pour une courte durée.

Au regard du temps, les points d’achoppement sont loin d’être vidés. Si la taille du gouvernement, la nomenclature des ministères et la clé de répartition ne posent plus problème, il y a à parier que pour l’attribution et la désignation des animateurs des différents portefeuilles, il demeure intact. Voilà pourquoi, le 30 juin, jour sacré témoin de l’immortel, a été célébré, cette fois-ci, dans la méditation, sans tambours, ni trompettes. Le gouvernement faisant défaut, dans quel intérêt il fallait s’escrimer à faire de nouvelles promesses politiques au peuple congolais médusé ?

Certes, l’espoir fait vivre. Mais, celui qui vit d’espoir meurt de faim, dit-on. En RD. Congo, la crise lamine tous les circuits. On sent de l’asphyxie et du laxisme dans la gouvernance de la République. Ce que les Evêques, dans leur dernière déclaration, ont d’ailleurs mentionné noir sur blanc en affirmant que rien ne va, que rien n’avance, depuis le 24 janvier 2019.

Les Evêques interpellaient, à cet effet, Félix Tshisekedi pour le pousser à libérer le peuple congolais du joug du vieux régime de l’impunité, de la corruption, de la gangrène de la concussion, du dol ou, alors, du régionalisme, du despotisme, du népotisme, du tribalisme, du clanisme et du clientélisme. Alors que cet appel courait, l’affaire des arrêts de la Cour constitutionnelle est venue exacerber des contradictions sur le plan de la légitimité du pouvoir des élus. Les uns qui étaient invalidés sont de nouveau réhabilités.

Tandis que les autres qui étaient validés sont de nouveau invalidés. Et sur cette voie escarpée, d’autres cas flottent encore autour de la résurgence du vieux démon de l’administration d’une justice à géométrie variable. Si bien que lorsqu’on est dans une telle ou telle autre posture, selon qu’on est invalidé ou validé, il devient presque difficile de situer de quel côté se trouve les détenteurs de la légitimité. Car, quelle que soit la pertinence, le fait simplement qu’une Cour, soit-elle constitutionnelle, revienne sur ses propres arrêts soulève des vagues. Au MLC et au MS-AAD, les positions sont tranchantes contre la Cour. L’on y promet d’aller en campagne contre les invalidations et de saisir, en même temps, les instances judiciaires internationales.


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