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Tout compte fait, le scrutin de décembre 2018, n’aura totalement pas résolu la crise de légitimité qui s’était immiscée autrefois vers la fin de l’année 2016.

Quoique le train RD Congolais ait trouvé un nouveau machiniste, en la personne de Félix Tshisekedi Tshilombo, la crise de légitimité, quant à elle, semble jusqu’aujourd’hui, coller, à l’image d’un ‘’aimant’’, la patrie tant adorée de Joseph Kabaselé dit « Grand-Kallé ». La crise de légitimité à gauche, l’insécurité territoriale à droite, des négociations politiques demeurent pénibles à conclure entre les principaux ténors de la coalition FCC-CACH, en vue d’une formation d’un Gouvernement. En cela, faudrait-il encore parler d’inlassable maladie à virus Ebola et de la corruption décriée çà et là qui, d’ailleurs, font montre à tel point que ce pays est au bord du gouffre. Alors, comment sortir de ce labyrinthe sempiternel ? Les voix s’élèvent. Des propositions ne manquent pas.
Les princes de l’église catholique, sans tarder, étaient les premiers à déposer leur lot de propositions sur la table du Chef de l’Etat. A son tour, Samy Badibanga, cet ancien conseiller de Feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, tout en crevant l’abcès, en appelle à une réconciliation nationale afin de sortir le pays de cette impasse. Et enfin, pour sa part, Martin Fayulu Madidi, candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel du décembre 2018, le même qui se considère comme le ‘’Président élu’’ de la RDC, dans un document intitulé : « proposition de sortie de crise », étale au grand jour des pistes des solutions devant, à l’en croire, résoudre cette problématique de crise découlant des dernières élections. Quoique vilipendé par quelques affidés de Lamuka, ce redoutable opposant semble-t-il, revenir cette-fois-ci à la raison en voulant toucher la main tendue de l’actuel locataire de la cité de l’UA.
Par où commencer ? Le Président est face à des équations à mille inconnus. Sa coalition avec l’ancien régime de Kabila ne lui donne pas assez de marche de manœuvre. Car, à cause de sa plateforme politique minoritaire au parlement, il ne peut qu’entreprendre une démarche politique de grandes envergures qu’avec la bénédiction de qui ? Du Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila. Pas étonnant que les roues puissent bloquer à ce stade. Ce mariage ‘’stérile’’ soit-il, devait, à priori, détenir la formule magique pour sortir la Nation entière embarquée dans l’abime. Ces dirigeants auront ainsi passé du temps à discuter sans trouver une issue favorable. Lui-même, le Chef bien que détenant l’impérium du pouvoir depuis près de 6 mois, serait dans une forme de labyrinthe, ne sachant pas comment sortir. Son adresse à la presse à Bunia, chef lieu d’Ituri, loin de la capitale Kinshasa, ne rassure guère. Devant un parterre de journalistes, il n’a pas totalement rencontré les préoccupations de ses interlocuteurs. Concernant la démarche engagée par Fayulu pour la mise en place du Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles, Tshisekedi s’est montré néanmoins ferme quant à ce. Quid sur la décrispation politique : cas de Eddy Kapend, le passeport de Salomon Kalonda proche de Katumbi et au sujet de fermeture de la RTVS 1 ? ‘’Fatshi’’ s’est-il dévoilé un peu déconnecté de la réalité en ne connaissant pas totalement les tours et contours desdits dossiers ? Mais, pourtant, en tant que père de la nation, il est censé posséder toutes ces informations.
Dans tous les cas, au lieu de continuer à jeter de l’huile au feu, les hommes politiques, FCC, CACH et LAMUKA, de tous les autres bords confondus, sont appelés à franchir non suspecto in tempore, l’étape du nombrilisme, en mettant en avant l’intérêt suprême de la Nation. Ceux qui sont au pouvoir devaient, exactement, jouer leur rôle en tant que des véritables hommes d’Etat. Quant à l’opposition, la promotion des valeurs démocratiques et républicaines pourraient être un des astuces pouvant sortir complètement la RD Congo de ce labyrinthe.

La Pros.


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