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Les nouveaux détenteurs de l’impérium en République Démocratique du Congo ont véritablement du mal à vivre en harmonie avec leurs prédécesseurs qui sont en même temps leurs nouveaux alliés politiques. Pas étonnant, du fait que le pays expérimente, pour la première fois, le régime semi-présidentiel qui exige un minimum de collaboration et une pincée d’intérêt général supérieur.

Tiraillements par-ci, grossièreté par-là, bon nombre de membres du Cap pour le Changement et Front Commun pour le Congo sont à couteaux tirés, mettant en exergue leurs biceps argumentaires qui ne profitent à personne, si ce n’est à leur ego surdimensionné.
Du moment où les dernières élections, énergiquement contestées soient-elles, ont donné les résultats donnant lieu à un mariage sans beaucoup d’affection au départ, les acteurs soumis à ces séquelles des urnes dont Martin Fayulu, meilleur perdant, réclame toujours la vérité, doivent en principe jouer franc jeu. Au fait, ils sont obligés, du moins pour ceux qui ont l’habitude d’œuvrer pour l’intérêt de la Nation, d’apprendre à se connaître, cibler les objectifs à atteindre, unir les forces et se donner corps et âme jusqu’au sacrifice ultime, pour faire de ce pays le centre d’intérêt du monde. Bien facile à dire qu’à pratiquer… enfin, c’est ce qu’ils disent. Mais, que font-ils au centre des décisions dans ce cas ?
La gouvernance de la République n’est pas un jeu. N’importe qui ne peut pas porter les préoccupations d’une communauté pendant plusieurs années. C’est un challenge réservé aux habitués du supplice de l’oubli de soi. Puisqu’il est impossible de rebrousser chemin sans engendrer davantage de conséquences fâcheuses à caractère rétrogradant, il faut faire avec ce que les actes du passées proposent.
Le pays est en mal de gouvernance, il faut se le dire. Et si personne n’y prend garde, une crise de légitimité va incendier la République dans les jours à venir plus que cela a été le cas lors des deux dernières années de rallonge de l’ancien président Joseph Kabila. Le chef de l’Etat actuel, Félix Tshisekedi a passé plus de cinq mois à la tête de la RD. Congo, sans vraiment imposer ses marques sur terrain. Plus préoccupé par les relations internationales, ce qui n’est pas du tout mauvais, le garant de la Nation s’en va chercher des «solutions» estimées louables pour le peuple congolais qui, entre temps, se nourrit continuellement de la famine, du chômage accru, du train de vie compliqué à tous les niveaux, de l’amateurisme des politiques et des promesses dont les accomplissements se font attendre à la loupe.
Au-delà de ceci, le pays est toujours sans gouvernement, plongé dans la confusion judiciaire, et les signes d’une rupture politiques audacieuse. Discutons !

La Pros.


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