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Surprise générale hier, dans la capitale congolaise, Kinshasa. Le redoutable Notable du Kongo Central et Chef mystico politico religieux, Ne Muanda Nsemi a réapparu, tout feu tout flamme. Il n’est jamais décédé, comme d’aucuns l’affirmaient il y a peu, ni anéanti.

Le voici de retour sur la scène, tel un sphinx, à l’heure de la décrispation politique initiée par le nouveau Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, le successeur de Joseph Kabila, issu de l’opposition radicale. Il a été, en effet, présenté à la presse ce lundi, par Joseph Olenghankoy, en sa qualité de président du Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre. Ecce homo ! Mystère. En tout état de cause, la dépollution du climat politique prend progressivement une ampleur considérable, depuis l’accession de Tshisekedi Félix au sommet de l’Etat. Bénéficiaire de cette relaxation politique, le richissime homme d’affaires congolais, Moïse Katumbi Chapwe, a promis, quant à lui, hier, depuis le vieux continent, de regagner le pays, en dépit des menaces dont les avocats de M. Emmanouil Alexandros Stoupis, cfr l’affaire de la spoliation d’un Immeuble à Lubumbashi, interposent en termes de frein à sa venue, en tant qu’homme véritablement libre, si pas blanc neige. L’homme fort de l’Ex. Katanga, recalé de la course à l’élection présidentielle de décembre 2018, retourne au pays de ses ancêtres le 20 mai courant, à en croire ses propos aux prises avec France 24 et RFI. Il promet d’atterrir d’abord à Lubumbashi, son bastion politique ; et ensuite, il devra, dit-il, effectuer le tour du territoire national. Que dira-t-il aux congolais, après trois ans d’absence au pays, entendu qu’il se veut opposant républicain, et de surcroit Porte-parole des opposants radicaux au régime que chapeaute Fatshi, entre autres Martin Fayulu Madidi, Jean-Pierre Bemba Gombo, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu et Mbusa Nyamwisi ? Difficile de tout prédire, franchise oblige. Ce qui est vrai, dans les milieux proches de la présidence, le moral est au zénith. Ce, d’autant plus que les sociétaires du CACH se félicitent des signaux de l’Etat de droit tant réclamé jadis, aussi bien par les partis politiques de l’opposition que dans le chef de l’opinion nationale. Comme pour dire que la méthode consistant à barrer la route à l’adversaire politique, fut-il Katumbi, par des moyens peu démocratiques, relèverait donc de stratagème suranné d’autrefois, du reste, imperméable au combat de continuité de la lutte Tshisekedi père. Tout laisse à croire, toutefois, que le quinquennat en marche depuis fin janvier 2019, se veut de tous les enjeux pour la grande aile de l’opposition d’hier, le CACH dont le revirement des Initiateurs, à Genève en novembre 2018, avait fait couler amplement d’encre et de salive. D’où, l’urgence, en ce moment, de convaincre l’opinion et le monde entier, non par des slogans insolites, mais par des actions d’intérêt national, s’invite-t-elle au débat. Il s’avère, pour ce faire, sine qua none d’y aller rapidement, en commençant par la mise en place d’un gouvernement acceptable.

La Pros.


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