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Sa majesté le temps signale que le nouveau locataire du Palais de la Nation congolaise, Félix Tshisekedi, aura passé d’ici demain, 100 jours à la tête des institutions congolaises.

Oui. A dater du vendredi 25 janvier 2019, à l’espace d’un feu de paille que son prédécesseur, Joseph Kabila, lui cédait les clés de ses bureaux, y compris le fauteuil présidentiel, les curieux d’entre les compatriotes avaient démarré le compte-à-rebours, à la vitesse des aiguilles d’une montre. Aujourd’hui mieux qu’hier, l’heure s’avère, en effet, celle d’évaluer l’état des lieux, le bilan et surtout l’examen des perspectives pour un quinquennat réussi. En 100 jours, le vainqueur proclamé de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, l’ancien opposant congolais, Félix Tshisekedi aura vraisemblablement, en homme d’actions, gagné le pari d’importants contacts à l’international, à la différence de son prédécesseur qui, lui, peu avant son départ, avait pratiquement verrouillé la diplomatie congolaise. Tshisekedi aura ainsi renoué les relations avec les Etats voisins de la RD. Congo dont l’Angola, le Rwanda, la République du Congo-Brazzaville et consorts. Il aura été à l’assaut du Kenya, de l’Ethiopie jusqu’au pays de l’uncle Sam où doit-on l’appuyer, en émissaire patenté des intérêts du Congo, il était certainement porteur de la cause et le devenir de 80 millions d’âmes vivant au pays. Dans la même optique, sur le plan politique, des satisfécits lui sont adressés pour avoir décrispé la situation politique qui était polluée jusqu’à l’aube de sa prestation de serment, fin janvier 2019. Les cas des prisonniers libérés, singulièrement ceux jadis dont les cas étaient qualifiés d’emblématiques, Franck Diongo, Firmin Yangambi, Diomi Ndongala, en sont une illustration, pour ne pas citer le retour au pays, à leur aise, des exilés politiques d’hier, Clément Kanku Bukasa et Cie. Que dire de l’opposant Moïse Katumbi, détenteur aujourd’hui d’un passeport biométrique congolais, et relaxé d’innombrables poursuites judiciaires et condamnations ? Autant d’avancées significatives certes, mais… Effectivement, en dépit de différents signaux que d’aucuns qualifient, dans certaines officines politiques, d’opérations de charme, en ce qu’il y a du secteur économique, les défis demeurent légions. La flambée des prix sur le marché affole jusqu’ici au point que le panier de la ménagère en subit de trop et sans fin le pot cassé. La grogne sociale qui n’a de cesse de s’amplifier n’est nullement un moindre paramètre, sur le plan social. Malencontreusement, Tshisekedi fils partage tout seul ce bilan satisfaisant pour les uns, sinon mitigé pour les autres, faute du gouvernement qui puisse appuyer ses actions politiques. L’Assemblée Nationale disposant d’ores et déjà d’un bureau définitif, il va sans dire que la problématique de la mise en place rapide d’un gouvernement persuasif se pose et s’impose. Car, à tout prendre, au-delà de ces 100 jours qui sont évalués ce jour, devra-t-on apprécier le quinquennat au prix d’une sanction sévère.

La Pros.

 


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