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Aussi ahurissant que cela puisse paraître, il semble évident que la formation du Gouvernement n’est plus qu’une question de quelques jours. C’est ce qu’a affirmé le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, depuis Kisangani où il séjourne.

Quand bien même qu’il faille le souligner, la patience des congolaises et congolais est à bout. Déjà, 90 jours, soit trois mois de vacuité au sein du système gouvernemental, à compter du 24 janvier 2019, jour de l’investiture même de Félix Tshisekedi, en tant que cinquième Président de la RD. Congo. En revanche, il est clair comme l’eau de roche que, partant des élections du 30 décembre 2018, le Congo-Kinshasa s’est transposé en un nouveau système politique dans son fonctionnement, à savoir : un régime semi présidentiel. Ce, dans la mesure où le nouveau Chef de l’Etat élu n’a point bénéficié d’une majorité au niveau de deux Chambres du Parlement et même des Assemblées provinciales et des gouvernorats. D’où, une cohabitation ou encore une coalition – telle qu’optée actuellement – s’imposait. Or, qui dit coaliser, estiment certaines intelligences, dit aussi négocier, mieux, passer aux tractations. Ainsi, quoi de plus acceptable que le FCC, plateforme majoritaire dirigée par l’ex-Président Joseph Kabila, se soit, au préalable, évertué, à tamiser les différentes questions au côté du CACH de ‘’Fatshi’’, en vue de couper la poire en deux, concernant principalement la formation du Gouvernement. Les rencontres entre les deux personnalités, Tshisekedi-Kabila, dont la toute dernière a eu lieu le lundi 22 avril à la Cité de l’Union Africaine, s’inscriraient vraisemblablement dans le sens d’harmoniser les vues sur le choix du Premier ministre et des autres figures qui composeront l’appareil exécutif. Aussi, faudrait-il renchérir que ces discussions FCC-CACH visaient à parfaire et à officialiser l’Accord de coalition, au-delà du deal qui aurait été signé sous seing privé entre les deux Chefs d’Etat entrant et sortant. Cependant, outre la problématique du choix du ‘’primaturable’’, il appert aussi que l’investiture du prochain Gouvernement est tributaire de l’installation du bureau définitif dont l’élection est prévue pour ce mercredi 24 avril 2019. Une chose qui sous-tend que Tshisekedi Tshilombo, tout en n’ayant pas désigné, jusqu’à ce jour, le prochain locataire de la primature, n’a point commis le pêché impardonnable d’Adam et Eve d’autant plus que le bureau définitif souffre de près de trois mois de non-installation, à la suite de certaines manœuvres parlementaires. Puisque l’élection desdits dirigeants de la Chambre basse du Parlement est ainsi confirmée, il va sans dire que le numéro Un du Congo-Kinshasa devrait se triturer les méninges afin de dévoiler, au peuple congolais, ses collaborateurs dans la gestion de l’appareil gouvernemental. Aucun motif de retard ne pourrait tenir après le vote du bureau de l’Assemble qui d’ores et déjà serait naturellement dirigé par Jeanine Mabunda, la candidate unique après l’invalidation de Thomas Lokondo. C’est donc la dernière ligne droite…

La Pros.


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