Quoi qu’il en soit, même avec le Cabinet le plus compétent, le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, s’il veut que les actions entreprises prennent effectivement corps, doit s’appuyer sur le travail nécessaire du Gouvernement. L’ancien ou le nouveau ? C’est là que le bât blesse. Les membres de l’actuel Gouvernement sont presque tous les alliés de l’ancien président Joseph Kabila. Hormis ceux qui ont libéré le plancher au détriment de leurs sièges parlementaires, les restants prestent encore… en partie.
En attendant la nomination du prochain Premier ministre et l’installation de son Gouvernement, les ministres actuels ne jouent, pour la plupart, qu’un rôle protocolaire d’administration. Ils liquident les derniers dossiers avant le jour de l’ «enlèvement», toujours incertain. Entre temps, ils ne sont visiblement pas sollicités comme il le faut pour assumer les rôles qui sont les leurs. Ces derniers doivent, d’une part, contresigner les décrets du Président et du Premier ministre ayant trait aux domaines relevant de leurs compétences. D'autre part, le Ministre est en charge d'une mission politique. Il a d'abord un rôle d'impulsion et de mise en œuvre de la politique gouvernementale. Malheureusement, le climat morose axé sur la méfiance réciproque qui habite les membres des consortiums politiques FCC et CACH, empêche une collaboration efficiente, principalement dans la bonne exécution des actions entreprises par le Chef de l’Etat.
Malgré que ledit dossier traîne, la situation sécuritaire demeure le secteur qui tient le plus à cœur Félix Tshisekedi.
Dans un meeting improvisé à la Mairie de Beni, il a promis de relever les troupes qui ont longtemps travaillé là. Ceci, pour la restauration de la sécurité dans la région. Il sera donc déployé, à l’entendre, de nouvelles unités en renfort et du matériel militaire afin d'en finir une fois pour toute avec les ADF. Après son meeting, le président congolais et sa délégation se sont dirigés vers le centre de traitement d'Ebola pour constater la réalité sur place et se renseigner sur la prise en charge des malades ainsi que des mesures de prévention.
Avant cela, le week-end passé à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, il a tenu la réunion du Conseil supérieur de la défense, assortie de mesures urgentes pour ramener le calme dans la capitale cuprifère.
Si la mise en place d’un nouveau gouvernement a pris du retard, le président de la République, Félix Tshisekedi, n’en démord pas dans sa détermination à aller de l’avant dans la marche de l’Etat. Il s’inscrit désormais dans la voie d’étouffer toutes les poches d’insécurité dans la partie Est de la RDC.

La Pros.

 


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