«Heureux comme Ulysse a effectué un bon voyage ! », disait-on jadis, dans la Rome antique. Tenez ! Au pays de Lumumba, c’est hier, lundi 8 avril 2019, aux premières heures que le Chef de l’Etat congolais a regagné la Capitale congolaise. Lui seul, en effet, sait parfaitement la valeur de la gibecière des retombées, après ce premier périple vers le pays dit, abusivement ou raisonnement, ‘’la grande puissance’’. Félix Tshisekedi aura passé, qu’on le dise tout haut, une semaine de tous les enjeux au-delà du continent noir, depuis son investiture fin janvier 2019, à la tête du Congo Kinshasa, au Palais de la Nation congolaise. Au pays de l’Uncle Sam, Félix Tshisekedi n’aura pas, certes, rencontré son homologue, Donald Trump, mais plutôt bon nombre des décideurs de la Maison blanche, en l’occurrence le Secrétaire d’Etat Américain, Mike Pompeo. Le successeur de Joseph Kabila qui semble posséder une touche particulière quant à son orientation politique, mène la barque et se démène. Semble-t-il qu’il serait à la recherche de la lumière dont son peuple a besoin pour se libérer du carcan des ténèbres héritées de la mégestion des régimes passés, pour ne pas citer celui de son prédécesseur Kabila. Au total, 11 voyages officiellement enregistrés dont 10 pays visités en Afrique, depuis sa prise de fonction à la succession de Joseph Kabila. A l’interne, le Chef de l’Etat congolais n’a, jusqu’ici, foulé ses pieds dans aucune province du territoire national. Stratégie ou mauvais départ ? Le moins que certains analystes soutiennent est que Félix Tshisekedi, qui a le malheur d’hériter des institutions crispées de crise protéiforme, aurait d’abord tourné son regard vers la recherche de la meilleure approche pouvant l’aider à anéantir les grands maux qui font patauger le pays. Ce, avant de trouver, ensuite, le plaisir d’aller à l’assaut de ses potentiels électeurs qui, eux, s’impatientent eu égard à la concrétisation des promesses faites lors de la campagne électorale. La RD. Congo est en panne. Le premier citoyen congolais regagne Kinshasa au moment où les chefs-lieux de 26 provinces grouillent de l’ambiance de fin de campagne électorale des candidats engagés dans la course au gouvernorat. Malheur ? Aucune marge de manœuvre pour dormir sur ses lauriers. Çà et là, des marches contre des candidats du FCC font bruit. Du Nord au Sud, abondent les appels à la vigilance citoyenne. Objectif ? Désavouer toutes les tentatives de corruption dans le chef aussi bien des Députés provinciaux que des compétiteurs aux postes de gouverneur et de vice-gouverneur dont le rendez-vous décisif est maintenu pour demain, mercredi 10 avril 2019. Question, en clair, d’éradiquer d’éventuelles erreurs ayant fait couler encre et salive lors des sénatoriales, mi-mars. Certes, Félix Tshisekedi retrouve maintes inquiétudes au sein de la population notamment, la grogne sociale qui s’amplifie au quotidien, il demeure cependant alerté quant à l’urgence de mettre en place un gouvernement persuasif. L’heure est celle, en tout état de cause, d’éventrer le boa quant au débat autour du potentiel successeur de Bruno Tshibala Nzenze ainsi que son gouvernement. Puisse la douleur d’enfantement se solder en victoire du peuple.

La Pros.

 


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