On ne peut pas faire du neuf avec du vieux, c’est clair. Il faudrait un jour mettre définitivement, mais de manière progressive et constructive, un terme au cycle répétitif des manies que la société peine à recracher, la lassitude d’agir ayant gagné ses viscères.

Le régime installé il y a peu, quoi qu’étant assis sur l’incertitude de la crédibilité et de la légitimité, ne doit logiquement pas marcher sur du «déjà vu». Sans vouloir ressasser les prouesses éphémères du prédécesseur, connu pour ses initiatives novatrices et son inanité dans l’application et suivi de celles-ci, il faut être franc. C’est là, en fait, les principaux points noirs de cette gouvernance vicennale.
Des erreurs, en effet, dans lesquelles le pouvoir actuel ne doit impérativement pas retomber, ne serait-ce qu’au nom du changement et de l’alternance dite civilisée. Si les nouvelles têtes dirigeantes de la République Démocratique du Congo veulent réellement apporter cette touche particulière, mais surtout indispensable au véritable développement du pays, dans son ère précipitée de rupture. Un nouveau profil s’impose.
Des inaugurations en cascades, des constructions, réhabilitations, réaménagements,… sans aucune manœuvre permanente de suivi. Les postes institutionnels sont toujours aussi convoités avec rage pour des fins plus personnelles que communautaires. Les deniers publics sous la menace constante de malversation. La corruption qui gagne de plus en plus du terrain jusqu’au sein des représentants du peuple. La mentalité, principalement axée sur la construction du pays, demeure ternie à la scission des camps politiques. Et on n’en finit pas…
Aujourd’hui, il faut peut-être se dire que ce n’est ni une République d’entrants, ni celle des sortants. Mais d’un peuple uni sous l’emblème de la démocratie comme le tout de la consolidation de plusieurs efforts.
Il ne faut pas non plus négliger le fait pour apporter ce vent nouveau, il n’est simplement pas question d’actions, d’inaction ou de réactions, mais beaucoup plus une préoccupation d’Homme. La piètre qualité des personnes souvent détentrices des cires à cacheter les signatures les plus décisionnelles de la République. Il n’y a pas de substitut à l’excellence. Chacun, avec le cœur et les mains purs, doit être à sa place et prêcher par l’exemple de mieux faire.
N’adoptons pas des calmants en lieu et place des traitements. Les cinq prochaines années seront forcément décisives pour l’ensemble des congolais. Reste à savoir si elles auront impacté dans l’incarnation de nouvelles réformes, corrigées et adaptées ou dans le bis repetita de palliatifs provisoires et cosmétiques. La question de développement est l’apanage de toute la société, aucun peuple ne s’est développé sans sa propre contribution. Le panier circule encore.

La Pros.


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