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Les dés ont été jetés depuis le 24 janvier 2019, lors de la double cérémonie d’investiture et de la prestation de serment de Félix Tshisekedi, au Palais de la Nation, en sa qualité désormais de cinquième Chef de l’Etat congolais.

En effet, ce fut la preuve tangible des limites de la mauvaise expérience des calendes congolaises, vécue en 2016 et 2017, marquée autrefois par moult rendez-vous électoraux manqués. Kabila, comme un cauchemar, s’étonne-t-on dans certaines officines politiques, est désormais Ex Président du Congo Kinshasa. Il demeure, pourtant, la tête d’affiche du clan FCC qui a le contrôle du Parlement national et des Assemblées provinciales. Perplexe face à son échec, Ramazani Shadary, le potentiel Dauphin, pouvait vraisemblablement questionner les masses qui prenaient part à ses meetings, lors de la campagne électorale : ‘’et vous aussi affidés du FCC ? ’’. L’échec n’a point d’amis. Nombreux animateurs des institutions congolaises, d’il y a une année, perdent progressivement leur bifteck. Heureux, néanmoins, ceux qui ont su franchir le rubicond de l’alternance démocratique en raflant ne fut-ce qu’un siège aux législatifs national et provincial. Alea jacta est ! La carte du changement, superficiel soit-il, comme peuvent l’affirmer certaines intelligentsias de la coalition Lamuka, semble ne pas être un mythe. En tout état de cause, Bruno Tshibala Nzhenze pourrait être, à son tour, délogé de la primature où il est locataire depuis deux ans, avec son gouvernement issu du dialogue de la Saint Sylvestre. Il aura écrit son écriture, ce fils du Grand Kasaï et ancien proche du Sphinx de Limete, Feu Etienne Tshisekedi Wa Mulumba dont le corps sans vie n’est pas encore inhumé, depuis sa disparition en février 2017. Tshisekedi fils mettra incessamment en place sa nouvelle équipe gouvernementale, avant ou après l’élection du bureau définitif de l’Assemblée Nationale qui, conformément aux prévisions du bureau provisoire, a d’ores et déjà épuisé l’étape de toilettage du règlement d’ordre intérieur. Les cœurs des uns et des autres battent en ce moment, dans le microcosme politique RD. Congolais. Au FCC comme au CACH et même dans le chef de quelques Sociétaires de Lamuka qui seront piochés, c’est le séisme. L’opposition congolaise d’hier, avec à l‘avant-plan la formation politique mère, l’Udps, a cinq ans pour persuader l’opinion interne, voire, le monde entier, au regard d’innombrables défis hérités de la mauvaise gestion dont les régimes précédents ont fait montre. Le social d’abord. L’éducation, la sécurité, la santé, les infrastructures ensuite ; pour ne pas oublier la diplomatie et tant d’autres secteurs-levier du développement. Il convient de noter, toutefois, que le mal congolais est profond en ce sens qu’il faille appliquer une thérapie appropriée. Il appert, de ce fait, que la mise en place du gouvernement s’avère nécessaire. Mais, faudra-t-il tous que les congolais qui serviront l’Etat durant ce quinquennat, du sommet à la queue, soient rodés en termes d’adaptation au nouveau slogan de changement positif. Les dés sont donc jetés. Non seulement pour les animateurs des anciennes institutions qui quittent au quotidien leurs succulents fauteuils, mais aussi et surtout pour le pays qu’il convient de transformer ensemble, dans un temps record.

La Pros.

 


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