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Le rendez-vous de Bruxelles est fixé pour ce samedi 9 mars 2019. Il s’agirait, pour les façonniers de Lamuka, de tirer les conséquences des élections du 30 décembre 2018 et, surtout, de décider de ses nouvelles orientations politiques pour les futurs enjeux.

Déjà, Moïse Katumbi Chapwe serait le point de revenir au pays. Car, il aurait eu à récupérer son passeport biométrique à l’Ambassade la RDC à Bruxelles. Et si Félix Tshisekedi tenait à sa parole, il va de soi que Moïse Katumbi se prépare à humer de nouveau de l’air frais du sol congolais. Mais, dans l’entretemps, la montée en puissance que fulmine Fayulu, avec la renonciation à son siège de Député National, semble ne plus cadrer avec les visées de ses mentors d’hier.
Au Mlc, Bazaïba a laissé entendre que Bemba voulait simplement avoir des garanties de sécurité pour qu’après plus de dix ans passés dans sa Cellule de Scheveningen de la CPI à la Haye, qu’il revienne vivre au pays, au lieu de continuer à séjourner à Rhode-Saint-Genèse, à Bruxelles, quand bien même il y détiendrait une résidence dans cette banlieue huppée.
En clair, le problème de la décrispation vole, au propre comme au figuré, la vedette à celui de la vérité des urnes qui, pourtant, colle à la peau de Fayulu. Donc, de l’eau ayant coulé sous le pont, il va falloir que des avancées politiques sur le théâtre d’opérations, soient capitalisées.
Après tout, Fayulu, quoi qu’il s’autoproclama, n’a jamais prêté serment, ni accédé au strapontin du pouvoir d’Etat. L’évidence est telle qu’aujourd’hui, même les Evêques qui représentaient le dernier bastion du combat pour la vérité des urnes, ont fini par abdiquer.
Il y a quelques jours, ils ont tourné la page et exigé aux nouveaux dirigeants, de se défaire des antivaleurs des anciens régimes. Les Evêques ont, à cet effet, avancé tout un chapelet de recommandations au terme desquelles, ils exigent, par exemple, que le cafouillage qui a entouré les dernières élections du 30 décembre 2018, ne soit plus l’apanage du processus électoral congolais, lors des prochaines échéances.
A la voix des Evêques, faut-il ajouter, ici, celle des américains qui, tout en sanctionnant certains dirigeants congolais, se félicitent, paradoxalement, de l’élection de Félix Tshisekedi dont il souhaite plein succès dans l’exercice de ses fonctions. Ainsi, Trump et les autres dirigeants de l’Union Européenne veulent-ils avancer. Tout comme les autres partenaires de l’Union Africaine ne disent pas le contraire. Tout dernièrement encore, l’opinion n’était-elle pas en droit d’apprendre qu’à l’issue de sa visite en Namibie, Félix Tshisekedi envisageait la possibilité de diriger la Res Publica en vrai maître plutôt qu’en simple légat de Kabila, comme le prétendent certains esprits.
Un tel discours aux accents pointus n’est-il à recouper avec celui de la place de l’Echangeur où, devant des milliers d’invités, le fils de Tshisekedi wa Mulumba s’est déchaîné, le samedi dernier, pour s’affirmer en tant qu’un nouvel homme fort qui va, certainement, ouvrir de nouveaux horizons ?
En prenant littéralement tout ceci en compte, n’est-il pas possible, pour les acteurs politiques à la longue vue, de trouver des ressorts pour de nouveaux bonds ? Oui, dira-t-on. Et, pourquoi pas ?

LPM


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