La famille politique du Chef de l’Etat honoraire, le FCC, et celle de son successeur élu, le CACH, passent du temps à discuter sur le sexe des anges, en lieu et place de poser les bases solides qui concourront à l’avènement de la mutation dont le peuple congolais a, impatiemment, besoin.

D’aucuns ne se rendent, peut-être pas, compte du compte-à-rebours ayant démarré dès le jour-J de l’investiture du nouveau Garant des institutions congolaises. Cessez-le-feu ! Cessez de rêver ! Qui croirait que le débat autour de la désignation d’un Informateur, une question pourtant de forme et tranchée par la Constitution congolaise, puisse-t-il prendre une place dominante? Félix Tshisekedi n’a qu’à agir, en interrogeant la loi qui est, du reste, claire à ce sujet d’actualité. Car, en effet, plus les jours passent, mieux l’opinion devra évaluer sa performance durant les 100 premiers jours, à la tête du pays. Il est question, de ce fait, d’identifier la majorité parlementaire, même si elle semble être acquise au camp de Joseph Kabila, le FCC ; question de légaliser son appartenance. En tout état de cause, la nomination du nouveau Premier Ministre, qui exécutera la vision du Chef de l’Etat, en dépend. D’ailleurs, des membres du Gouvernement Tshibala, du moins, ceux ayant opté pour l’Assemblée nationale, et qui désiraient cumuler des fonctions, ont achevé leur aventure hier, mardi 5 mars 2019. Idem pour les Gouverneurs des provinces qui étaient encore en fonction, en dépit de leur élection à la Députation nationale. Lambert Mende Omalanga, Joseph Kokonyangi, José Makila Sumanda, Jean-Lucien Bussa Tongba, Steve Mbikayi et Cie, cessent d’être Ministres et Vice-ministres. Ils auront, en effet, écrit leur histoire. André Kimbuta Yango, Ngoyi Kasanji, Julien Paluku et autres Gouverneurs élus, pour ne pas citer d’autres mandataires de l’Etat cités par l’ultimatum du Conseil d’Etat ont dit, donc, adieu à leurs postes. Oui. Telle est la beauté de la loi, à l’heure de l’ouragan politique en présence. Le décor de la mutation planté depuis le mois de janvier 2019, en RD. Congo, marqué par la première alternance démocratique, au sommet de l’Etat, revêt jusqu’ici toute sa substance. Des décisions tombent, à l’aube des jours, à l’instar des coups de foudre. Et ce, de par les trois milieux de pouvoirs constitutionnels. De la présidence à la primature, au sein donc de l’Exécutif, en passant par le Parlement de la République, jusqu’au sein des Cours et tribunaux, ça bouillonne. C’est, en effet, la mutation qu’opposants et acteurs politiques au pouvoir doivent accepter comme telle. Hier, à tout dire, Bruno Tshibala, Chef du Gouvernement congolais, a été ferme dans la mise en œuvre de cet ultimatum du Conseil d’Etat. Illico presto, il n’a ménagé aucun effort pour réajuster son Gouvernement qui, jusqu’à nouvel ordre, continue la mission qui lui est assignée, avant hélas, la venue du nouveau Gouvernement Tshisekedi, l’on ne sait ni l’heure, ni le jour. Reste à savoir si les leaders de l’opposition, allusion faite à la coalition LAMUKA, vont, à leur tour, changer de credo pour leur combat autour de la vérité des urnes. Dans tous les cas, il faut cesser le feu, de par tous les camps politiques, pour donner place à la reconstruction du géant Congo, à ce jour, au pied d’argile.

La Pros.


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