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Seule la vérité rend réellement libre. Forts de cet axiome tiré de la Sainte Bible, dans l’Evangile de Saint Jean au chapitre 8, le verset 32, les Evêques catholiques de la RD. Congo attirent ici l’attention de nouveaux dirigeants sur la nécessité de servir le pays dans la vérité, en cultivant les valeurs éthiques.

Lors de leur communication officielle hier, au Centre Interdiocésain de Kinshasa, à la lisière de la Gombe, ces pasteurs de l’Eglise Catholique/Romaine ont, clairement, invité les nouvelles autorités politico-administratives, à rompre radicalement d’avec les antivaleurs des ‘’anciens régimes’’ et ainsi donner des assurances concrètes d’une meilleure gouvernance. Les Prélats catholiques estiment, face aux amples maux ayant émaillé les opérations électorales en cours, avoir fait leur part quant à l’observation du processus. De ce fait, à en croire l’Abbé Nshole Donatien, Secrétaire général de cette première force de la société civile congolaise, en tant que partenaire important de l’Etat congolais, la CENCO défend les valeurs humaines et non des personnes.

Question d’éclairer ceux qui, à tort ou à raison, accusent cette méga et puissante structure de l’Eglise catholique d’œuvrer pour la cause du candidat de l’opposition Martin Fayulu lequel, a été déclaré deuxième-meilleur élu du scrutin présidentiel 2018, après Félix Tshisekedi. Dans tous les cas, leur cri d’alarme en contestation de la victoire du vainqueur déclaré s’est soldé en eau de boudin. Idem pour la dernière sortie médiatique du Cardinal Monsengwo Pasinya qui, lui, a avoué officiellement, depuis la Belgique, que le ‘’vainqueur de la présidentielle de décembre 2018 en RD. Congo est Martin Fayulu’’.

Une prise de position qui ne changera nullement la donne. Car, loin de rêver, la CENI et la Cour Constitutionnelle ont tranché en faveur du leader de l’Udps/Tshisekedi. Dura lex… Toutefois, la reine histoire a, néanmoins, noté toute l’aventure, ses mérites et limites, et qu’on le veuille ou non, elle le redira assurément à la postérité. Tout compte fait, il sied d’indiquer que la CENCO met, à présent, le cap vers les élections à venir, constitutionnellement prévues pour l’an 2023. En d’autres mots, les Evêques ont pris l’option de s’engager, non seulement dans l’éducation des masses laborieuses, en ce qui concerne le civisme, mais aussi, ils tiennent le nouveau Chef de l’Etat à l’œil, pour les prochains scrutins. Les dés sont jetés, en tout état de cause.

Les cinq leaders de l’actuelle opposition, à savoir Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu et Martin Fayulu sont là, aussi, placés devant leur responsabilité, pour tirer toutes les conséquences de leur combat, suranné soit-il, pour la ‘’vérité des urnes’’. L’essentiel, selon l’esprit éclairé des Archevêques et Evêques congolais, est de relever le pays de Lumumba où, à ce jour, la misère cloue les populations. Pour ce faire, dirigeants et gouvernés sont-ils exhortés à se lever debout comme un seul homme. Ce, pour lutter contre les maux sociaux, dont les principaux sont : la corruption, l’impunité, la paresse, l’otage du pays par une classe sociale insouciante du devenir de la Nation, la prédation de ressources naturelles et consorts. C’est possible de bâtir un pays plus beau qu’avant, grâce à ce cri de ralliement ‘’debout congolais’’.

La Pros.


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