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Carrefour Congo Culture a officiellement été lancé le dimanche 23 février 2020, par son initiateur, le professeur Henri Mova Sakanyi.

Avec sa bibliothèque publique, ses aires de jeux et sa liberté d’expression, ce centre est une aventure collective que son concepteur espère voir grandir avec le temps, grâce à l’implication de tous les congolais. L’objectif est de faire que la culture soit le socle du développement, qui, lui, est un état d’esprit, une vision, une invention permettant de se démarquer des prédécesseurs. ‘’A la nature qu’on a trouvée et qui s’impose à nous, il faudra trouver la culture qui essaye de la corriger pour que nous puissions tirer d’elle le plus de choses possible qui nous facilitent la vie‘’, a laissé entendre Henri Mova.

Passionné de l’art et de la culture, le moniteur principal des jeux d’échecs à Kinshasa est décidé à former l’élite congolaise afin qu’elle serve valablement le pays et le développer. Raison pour laquelle, l’accès à la bibliothèque de Carrefour Congo Culture n’est aucunement conditionné, si ce n’est par le déplacement de celui qui éprouve le besoin d’y accéder. ‘’La culture ne devrait pas se vendre, en principe. De grands tableaux de grands maîtres vendus à des prix astronomiques, ne font pas la fierté de la culture‘’, pense le Député national, élu de Lukunga.
Dans un premier temps, les ouvrages qui s’y trouvent ne seront pas prêtés, mais les lecteurs y auront tout le temps accès pour approfondir leurs différentes recherches.

50 projets pour populariser la culture congolaise
Hormis les lecteurs qui seront dotés d’une carte, les vastes espaces verts que comporte le carrefour pourront accueillir plusieurs types d’artistes notamment, les peintres appelés à s’exprimer à travers leurs talents.
A cet effet, le professeur Henri Mova insiste sur le fait que l’homme n’est pas animal parce qu’il est culturel. ‘’Ceux qui veulent vraiment le développement du pays auraient dû avoir de gros budget pour la culture‘’, a-t-il interpellé.
En attendant, cette année 2020 dans Carrefour Congo Culture, 50 projets seront lancés où il sera pris à bras le corps, la dimension la plus élevée de la culture congolaise pour la populariser et faire en sorte que tous les compatriotes soient producteurs de cette culture en y participant, en la consommant, et surtout en la produisant. ‘’La culture est la seule chose qu’on ne peut pas produire pour vous‘’, a martelé Mova Sakanyi.

Rencontrer les mots, éparpiller les connaissances…
En réalité, Carrefour Congo Culture existe depuis plusieurs années. C’était avant de droit belge, qui en a déployé sur la RDC où les bénéficiaires s’occupent de faire la promotion de la culture congolaise dans toutes ses dimensions, dans toutes ses expressions artistiques.
Ce centre a déjà produit énormément de musique, de livres, du théâtre,… et dans ce cadre là, a collaboré avec UBUNTUCHEESE pour lancer les éditions de jeux d’échecs qui se comptent désormais à 19.
Ce moment est une étape décisive pour le Carrefour Congo Culture, en faisant une bibliothèque publique, ce manque un peu en RDC. ‘’Nous avons estimé que les jeunes gens entendent parler des grands auteurs dont ils n’ont jamais vu les œuvres, et qu’ils n’ont jamais rencontrés‘’, a fait savoir son responsable.

Ce qui explique la dictée générale au début de la cérémonie du dimanche à l’intention de tous les participants. Celle-ci avait non seulement un côté ironique et amusant, mais était également important pour démontrer qu’il y a certains mots que l’on n’écrit pas parce qu’on ne les a jamais rencontrés. ‘’Rencontrer un mot, c’est aller le chercher. Les mots ne vivent pas n’importe où, ils vivent dans les livres. Nous voulons que les gens lisent, qu’ils écrivent, qu’ils éparpillent leurs connaissances parce que c’est comme ça qu’une société peut se promouvoir‘’, a déclaré le professeur Mova.
Dans le cas contraire, a-t-il souligné, la connaissance reste trop élitiste, exotérique, et elle disparaît lorsque la classe qui la détient disparaît.

Donc, il faut l’étendre à une plus grande dimension de la société afin que même si les générations se remplacent, pourvu qu’elles se transmettent la connaissance à travers les livres.

Boris Luviya

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