Il appert que le meeting de la coalition électorale ‘’Lamuka’’ était très attendu. La manifestation populaire qui s’est déroulée samedi 2 février dernier, à la place Sainte Thérèse, située à N’djili, avait effectivement eu lieu comme l’aurait voulu le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Martin Fayulu Madidi et ses colistiers de l’opposition congolaise.

Etonnant, soit-il, ce premier meeting populaire, organisé sous le régime de Félix Tshisekedi Tshilombo, a enregistré aucun incident majeur, aucun mort n’a été noté, aucune arrestation d’un manifestant n’a été constatée, cela, du début jusqu’à la fin de ces assises.
Et pourtant, au cours du meeting dit de ‘’vérité’’, ayant pour catalyseur la ‘’vérité des urnes’’, le porte-parole de la coalition Lamuka, a martelé sur l’illégitimité du pouvoir en place. Dans cette optique, il n’a pas tardé à critiquer le nouveau Chef de l’Etat, qu’il considère d’ailleurs comme étant illégitime et nommé par Kabila. Car, estime-t-il, qu’il est le seul qui a gagné haut la main, le scrutin électoral présidentiel du dimanche 30 décembre 2018, au détriment de ceux qui ont volé la victoire du peuple congolais. Devant une population délirante, visiblement émue de voir leur leader, le porte étendard de la coalition Lamuka a laissé entendre qu’il ne va jamais trahir le peuple congolais qui a voté massivement pour lui lors des dernières joutes électorales. D’où, il est quasiment impossible, pour lui, d’accepter la main tendue de Fatshi lors de son investiture, qui s’avère à l’en croire, sale.
Une innovation
Par ricochet, ce qui vient de se passer à N’djili, le weekend passé, reflète probablement les signaux positifs d’un pays où règne la liberté, le droit et la démocratie. Puisque, dans l’ancien régime chapeauté par Kabila II, à chaque fois que l’opposition congolaise organisait une manifestation publique, cette dernière finissait sous un climat morose. La plupart d’entres elles ont connu des morts d’hommes, des blessés, des arrestations, de gaz lacrymogène, de grenade assourdissante, des tirs à balles réelles etc…
Cette-fois-ci, nonobstant le discours intransigeant de Martin Fayulu vis-à-vis de Félix Tshisekedi, les policiers n’ont pas voulu intervenir manu militari, pour brutaliser un tel ou l’autre militant de Lamuka. Au contraire, ils ont encadré la foule, et ils se sont acquittés de leur devoir convenablement.
En observant cette réalité des faits, plusieurs questions s’y invitent sur la table. Est-ce le moment de déduire que le nouveau pouvoir a bel et bien respecté l’expression démocratique ? Ou tout simplement, les éléments les plus turbulents de l’opposition congolaise ont-ils traversé de l’autre côté de la rive ? Peut-être, toutes ces questions nécessitent une analyse de probabilités, du moins, certaines langues préfèrent croire à une démocratie qui commence à se matérialiser hic et nunc, en République Démocratique du Congo. Encore que le meeting de Lamuka a été retransmis à la Télévision nationale congolaise, tandis que sous Kabila Joseph, il était impossible de voir ce genre de chose se réaliser. A tout dire, beaucoup de congolais sont optimistes de voir achever finalement, cette alternance de façon globale.
L’œuvre du père…
Le Président de la République est en train de marquer son temps, en lançant un message fort d’un Etat de droit aux autres pays africains. Il a jeté les prémices d’un Etat démocratique et libre, et cela se manifeste visiblement à l’œil nu, à travers ses interventions dans le secteur social, où il n’a pas égaré d’installer sa main en vue de régler quelques conflits.
Cette lutte visant l’instauration d’un Etat de droit est l’œuvre de feu Etienne Tshisekedi, le père du nouvel homme fort du pays.
Depuis qu’il a été porté dans le strapontin de la magistrature suprême, l’ancien Président de l’Udps, ne cesse d’intensifier le combat qui lui a été légué, à travers quelques mesures tant sur le plan social qu’institutionnel, pouvant faciliter ledit Etat de droit comme c’est le cas présentement dans certains pays occidentaux.

Merdi Bosengele

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