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‘’L’audit est un métier qui est normé au niveau international et nous devons nous aligner à ces normes-là. Autrement, nous ne ferons pas ce qui est requis.

D’où, la nécessité de nous former régulièrement et de vulgariser cet outil de travail important au sein des organisations, mais encore ignoré‘’. C’est ce qu’a expliqué Grâce Pambi, Auditeur interne et membre du comité organisateur de la 3ème Conférence Nationale de l’Institut des Auditeurs internes du Congo qui s’est tenue récemment à Kinshasa. Selon elle, plusieurs personnes en RDC n’ont pas la culture de l’audit. C’est ce qui fait que ‘’nous sommes perçus comme des trouble-fêtes‘’, s’est-elle indignée.

Ces assises avaient pour thème principal : «Audit Interne : un des piliers de la bonne gouvernance des organisations en République Démocratique du Congo». Il était question pour les professionnels de l’audit interne de partager leur connaissance sur la fonction audit interne afin de détecter les failles et tenter d’améliorer la pratique de ce métier en RDC.
Au terme de cette activité riche en couleur et en expérience, Grâce Pambi, modératrice de la circonstance a laissé entendre que pour ce qui est de la normalisation de l’Audit interne au Congo, ‘’c’est un métier normé au niveau international. C’est pourquoi, les auditeurs congolais doivent se mettre à jour par rapport à certaines avancées. D’où, la nécessité de se former régulièrement et de vulgariser sur cette outil de travail assez important au sein des organisations, mais encore ignoré par plusieurs dans le pays, où la majorité n’a certainement pas la culture de l’audit‘’.
Ici, il est important de souligner que la qualité de fonctionnement dans l’audit influe sur l’amélioration des recettes dans le pays. C’est dans cette logique que plusieurs intervenants ont plaidé pour le changement de mentalités des auditeurs, qui doivent faire usage du courage et de personnalité, pour affronter n’importe quelle situation.

Dans un autre registre, il était également question d’interpeller les auditeurs à user de professionnalisme dans leur travail. Mme Shabani, une des intervenantes, avait mis l’accent sur l’éthique et la déontologie de l’auditeur, mais surtout le courage et la personnalité, sans lesquels l’Auditeur ne peut prétendre atteindre ses objectifs. Elle confirme que les auditeurs sont, certes, confrontés à plusieurs difficultés liées à l’exercice de leur profession tel que la familiarité, les intimidations et la peur, mais cela ne doit pas les amener à réaliser un travail bâclé.

Recadrage
Par ailleurs, Mme Grâce Pambi a présenté ses inquiétudes face à l’ignorance de la population dont la majeure partie n’a toujours pas incorporé la culture de l’audit. ‘’C’est un peu compliqué pour nous lorsque nous sommes face à certains clients et personnes qui pensent que l’auditeur interne est un policier, ou une personne qui vient menacer son travail et chercher la petite bête. Du coup, ils perdent totalement confiance en nous‘’, souligne-t-elle.
Pourtant, à l’entendre, l’auditeur interne est d’abord un partenaire. ‘’Nous venons aider les entreprises à améliorer leur process‘’.

Toutefois, faudra souligner que l’audit interne est un outil très important dans la gestion même du pays car, en luttant contre la fuite des capitaux, le blanchiment, la criminalité financière, la RDC peut rehausser son budget, qui n’est jusque-là pas digne d’un pays aussi potentiellement béni.

Au sortir de ces importants travaux, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants notamment, la création des textes qui doivent appuyer les outils déjà existants pour rendre fonctionnel l’audit interne dans le pays, a souligné le vice-président de l’IIA Congo, M. Emile Kakiesse. ‘’L’audit doit être indépendant et il faut par conséquent, lutter contre les antivaleurs qui sont naturellement des problèmes sociétaux qu’il faut examiner de fond en comble‘’, a-t-il martelé. ‘’La population congolaise doit aussi être éduquée, surtout sur la question des impôts, source de revenue par excellence du pays, car certaines cultures sont encore réticentes, en cette matière et bloquent l’évolution des choses dans le domaine fiscal‘’.

La Banque Centrale du Congo, l’Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa, la Cour des comptes et plusieurs représentants des différents ministères étaient présents à cette troisième Conférence pour resserrer les vis autour de cette question aussi importante que vitale pour les organisations du pays.

Grâce Kabedi

 

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