Charriant 20 ans d’expérience dans le travail de défense et de protection des droits des journalistes, l’ONG « Journaliste en Danger» constitue aujourd’hui un grand réseau des surveillances des atteintes à la liberté de la presse en République Démocratique du Congo.

Raison pour laquelle, elle a instauré depuis un certain temps une tradition d’organiser à chaque fois des ateliers de formations spécifiques pour le renforcement des capacités de ses correspondants en provinces afin qu’ils soient véritablement en mesure de rédiger les dépêches qu’ils envoient à Kinshasa. Déjà, plusieurs types de module de formation ont été dispensés à ces journalistes recrutés pour être les yeux et les oreilles de JED dans leurs provinces respectives.

Pour clôturer en beauté le mois de mai consacré à la liberté de la presse, cette ONG de droit congolais a convié ses différents correspondants de l’intérieur du pays à un autre atelier de renforcement du réseau d’alerte.
«La conduite des enquêtes sur les allégations d’atteinte à la liberté de la presse » est le thème de cette formation spécifique qui s’est déroulée pendant deux jours, soit du 22 au 23 mai 2019, à Kinshasa.
L’objectif est de leur permettre d’enquêter efficacement sur les allégations d’atteinte à la liberté de presse et aussi être en mesure de mieux rédiger les communiqués et les dénonciations des cas d’attaques au journaliste et aussi de renforcer leur connaissance en matière de droit à l’information, de délits de presse.
Pour Tshivis TSHIVUADI, l’idéal est de constituer un groupe ou mieux une synergie des professionnels dynamiques de média qui sont outillés dans la méthodologie et la rédaction des dépêches d’alerte (messages de signalisation) au cas où le droit d’informer ou d’être informé en toute indépendance est bafoué par qui que ce soit dans la société pendant que le journaliste était dans l’exercice de son métier.
« Ce réseau a pour mission de défendre le droit du journaliste d’informer sans être inquiété. Car, le droit à l’information est fondamental. Etant garanti par la loi, le droit à l’information ne peut en aucun cas être considéré comme un cadeau», a souligné le Secrétaire Général de JED.
Pour ce, les participants ont été formés sur toutes les différentes techniques et démarches à suivre pour établir, de manière effective, un cas d’atteinte à la liberté de la presse.

Au cours de cet atelier, le responsable de JED a signifié la quintessence de ce droit qui est désormais adapté dans une stratégie programme appelée « RAPPID ». C’est-à-dire, Réseau d’Alerte pour la Protection de journaliste, contre l’Impunité et pour la lutte pour la Dépénalisation. L’objectif de ce réseau est d’alerter et prévenir sur les cas du journaliste qui est victime d’une attaque, agression, menace ou encore une situation inhumaine pour avoir simplement exercé son travail.
De son côté, Scott BILA MAYEMBA a enseigné aux correspondants de JED sur les différents types d’atteintes et sur les éléments essentiels qui ne peuvent pas manquer dans la rédaction d’un message ou un communiqué d’Alerte.
A la fois théorique et pratique, l’atelier a connu la participation d’une dizaine de femmes et hommes de médias venus de différentes provinces de la République Démocratique du Congo. Cette rencontre constitue aussi une occasion pour les activités de liberté de presse de se souder et faire de connaissance pour constituer une communauté de personnes engagées pour une cause juste.
Rappelons que cette formation a été organisée avec l’appui de Free Press unlimited.

Jordache Diala

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