‘’En effet, nous, travailleurs impayés de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), licenciés abusivement par M. Kabila Ilunga Ernest au mois de septembre 2018, profitons de cette journée du 3 mai pour dénoncer publiquement sa campagne de mensonges et de diabolisation entreprise depuis plusieurs mois et qu'il ne cesse de poursuivre avec le seul but de ternir notre image et de décourager notre lutte visant à recouvrer nos droits violés par lui‘’.

C’est ce que dénoncent, succinctement, les travailleurs non matriculés de la télévision nationale, accusant le Directeur Général de cet établissement public d’une «gestion autocratique et archaïque de l'entreprise et de son personnel».

Ils l’ont annoncé le vendredi 3 mai 2019, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, par l’entremise de Charles Masudi, porte-parole des collaborateurs de la RTNC. Au mois de février dernier, ces derniers ont tenu une conférence de presse dans la commune de Kasa-Vubu afin de clarifier la nature de leur lutte que ‘’monsieur Kabila Ilunga Ernest et ses acolytes tentaient à salir, en l'associant à une affaire d'argent entre la direction générale et la délégation syndicale de la Rtnc dont nous ne connaissons ni les tenants, ni les aboutissants‘’.
Après cela, poursuivent-ils, le DG de la RTNC et les siens ont effectué le tour des organes de presse leur demandant de ne pas diffuser toutes leurs activités, sous prétextes qu’ils ne sont que des simples polichinelles de M. René Kalonda, l'ancien président de la délégation syndicale de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC).

Et tout récemment, à la suite de leur sortie médiatique le mardi 16 avril 2018, aux côtés du président de l'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO), M. Jean-Claude Katende qui a jugé noble leur cause, M. Ernest Kabila a, selon eux, continué de vouloir les réduire au silence. Pire, ‘’il promet, à qui veut l'entendre, de tout mettre en œuvre pour que les têtes d'affiche de cette lutte pour recouvrir les droits qu'il a méchamment violés, ne figurent pas parmi les travailleurs appelés à réintégrer l'entreprise dans les normes. Ce que nous dénonçons avec la dernière énergie par ailleurs‘’, vocifèrent-ils.

Pour Charles Masudi, c’est aussi l'occasion ‘’de réitérer notre confiance aux fermes assurances reçues des services de la présidence de la République saisie par nous, depuis le mois de février dernier‘’.
Face à cela, les travailleurs non matriculés de la RTNC sollicitent l’implication personnelle du chef de l’Etat pour régulariser leur situation et lui demande de relever de ses fonctions, le Directeur Général de la RTNC.
Du côté de la télévision nationale, plusieurs travailleurs ignorent ce qui se passe et n’y voient que du flou depuis un certain temps sur cette affaire.

Boris Luviya

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