Le monde entier fête le 5 mai de chaque année, la journée internationale de la Sage-femme.

En marge de cette célébration, la Société Congolaise de la pratique Sage-femme (SCOSAF) avait organisé, en partenariat avec le Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA), une marche de santé le samedi 4 mai 2019, sous le parrainage de la première Dame de la République Démocratique du Congo, Denise Nyakeru. Les participants sont partis de la Place du Cinquantenaire, en face du Palais du Peuple, empruntant l’avenue de la Démocratie (ex-Huileries), avant de longer l’avenue de la libération et chuter à l’hôtel de la Gombe.
Cette année, les solennités étaient placées sous le thème : «Les Sages-femmes, défenseurs des droits de la Femme». En tant que partenaire officiel, l’UNFPA a fortement marqué de sa présence cette activité.

Mais, pourquoi cet intérêt si particulier accordé à la Sage-femme ? ‘’La Sage-femme est très importante dans la société car, elle aide à donner la vie, c’est un personnel qualifié qui accompagne la femme grosse pendant toute sa période prénatale, pendant l’accouchement en lui demandant même quelle position prendre pour lui mettre à l’aise ainsi que pour des services de planification familiale‘’, a expliqué le Dr. Lord-Fred Achu, Responsable du secteur de la santé maternelle.
Cependant, face à ce travail de titans qu’elles abattent, elles doivent aussi prendre soin de leur santé ; c’est d’ailleurs l’importance de cette marche de santé.

Dans le domaine d’intervention de santé maternelle, les interventions de l’UNFPA visent à soutenir le gouvernement dans la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle et néo natalité par l’offre des soins obstétricaux et néonatals d’urgence, des services de planification familiale, d’accouchements assistés par un personnel qualifié et un système de surveillance des décès maternels. D’où, la mise en place des stratégies soutenues par un programme de sécurisation des produits de santé de la reproduction, des actions de plaidoyer et de sensibilisation pour un traitement gratuit.
Depuis 2004, l’UNFPA participe à la campagne mondiale pour l’élimination de la fistule obstétricale et les femmes qui en guérissent, bénéficient d’un appui de réinsertion sociale.

En marge de cette journée, la Directrice exécutive de l’UNFPA, Natalia Kanem, a déclaré que les Sages-femmes sont des véritables héroïnes de la santé publique ; elles garantissent le respect de certains droits les plus élémentaires en permettant aux femmes de mener à bien leur grossesse et leur accouchement ainsi qu’en donnant des soins essentiels aux nouveau-nés. Par ailleurs, elle a demandé à l’ensemble des gouvernements, des partenaires ainsi que des citoyens de soutenir les Sages-femmes, aux côtés de l’UNFPA, afin de démontrer une profonde reconnaissance à leur égard pour les efforts qu’elles accomplissent sans pourtant s’en lasser.
Une vue sur la SCOSAF
La Société Congolaise de la pratique Sage-femme a été créée par M. Samy Samukungu Mawanga en 2000, sous l’appellation de l’Union Nationale des Accoucheurs et Accoucheuses du Congo. C’est en 2017 qu’elle sera transformée en SCOSAF.

A ce jour, ce groupe de personnes envisage de prendre davantage en charge leur profession, reprendre des formations en vue d’atteindre le niveau international pour mieux empêcher les morts des femmes et des enfants lors des accouchements. Chapeautée par M. Ambroise Kabeya et Mme Rose Bodifa, cette structure a son siège national à l’Hôpital général de Référence de Kinshasa, précisément au pavillon 26.
La trésorière de l’association, Mme Mariane Lusinga a déclaré que les Sages-femmes défendent terriblement les droits de la femme parce que ‘’pendant les consultations, la femme choisit seul le mode de contraception, la position de se mettre pour accoucher, le choix du personnel de santé dans le champ de Gynéco obstétrique autour d’elle‘’. Hormis cet évènement, d’autres activités suivront comme celle du 9 mai prochain avec la Première dame de la République Denise Nyakeru Tshisekedi, au Camp Tshatshi, où des consultations gratuites seront organisées.

Les Sages-femmes rencontrent plusieurs difficultés notamment, celle des femmes qui viennent sans famille et mains bredouilles pour accoucher ; et lorsqu’il y a des formations intéressantes à suivre, certaines personnes qui ne sont pas spécialisées glissent et participent à leurs places. Si le gouvernement subventionne leur métier, cela facilitera beaucoup de choses à la population, comme l’accouchement gratuit tel que cela se passe dans presque tous les autres pays limitrophes de la République Démocratique du Congo.

Les sages-femmes, mères et filles sont des partenaires pour la vie car, elles aident les femmes à accoucher. La Sage-femme est le personnel qualifié pour garantir les soins maternels de qualité et prévenir les violences basées sur le genre en temps de paix ou pendant les crises humanitaires.

La Pros.

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