A l’approche de la désignation du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), une fonction réservée aux différentes confessions religieuse de la société civile, l’Archevêque Albert Kankienza Muana Mboo, président sortant des Eglises de Réveil du Congo (ERC), a été investi président ad intérim de la Commission d’Intégrité et de Médiation Electorale (CIME), le mardi dernier.


Créée en 1991, cette plateforme regroupe les confessions religieuses de la République Démocratique du Congo aux fins de médiations électorales. Désigné, Albert Kankienza sera aux commandes de cette organisation pendant trois mois, aux termes desquels un nouveau président sera désigné par consensus.
Il sied de noter que la CIME a été secouée pendant un moment par des violentes contestations des représentants de l’Eglise du Christ au Congo (ECC). Elle s’en est allé le 16 mai 2019, tout en annonçant la suspension de sa participation aux réunions de la CIME, après l’Eglise Catholique en 2014. ‘’La CIME est un organe technique pour un accompagnement de la CENI qui outrepasse ses compétences‘’, a déclaré le Révérend Eric Nsenga Nshimba, porte-parole de l’ECC.
Cependant, l’Eglise Protestante reproche à la CIME de ne pas respecter certaines confessions religieuses, en prenant des décisions et orientations à leur place. Ce départ a vidé la CIME de ses grandes confessions religieuses, en laissant les musulmans, les Eglises de Réveil et les Salutistes.
Certaines personnes pensent que la venue d’Albert Kankienza doit être une bonne occasion pour qu’il fasse en sorte de réintégrer les Catholiques et les Protestants de cette organisation, fondée par eux.
La séparation et la division n’a pas sa place. Elle doit donc être remplacée par l’unité dans la diversité et la communion fraternelle comme devise des Eglises du Congo.

Joséphine Mawete

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