*‘’Aucune marchandise, de quelque nature que se soit, ne peut sortir du territoire de la République Démocratique du Congo sans qu’elle ne soit éligible au paiement de la Fiche Electronique des Renseignements à l’Exportation (FERE) en sigle.

A l’instar de la Fiche Electronique de Renseignements à l’Importation (FERI) qui date d’il y a une dizaine d’années, la FERE constitue également un attribut de la souveraineté d’un Etat. Elle garantie la sécurité des marchandises et assure aussi bien leurs traçabilités que leurs contrôles à destination. C’est ce qui lui confère un caractère impératif par rapport aux prescrits de loi en la matière. Car, note-t-on, une marchandise, non contrôlée ou mal contrôlée à la sortie comme à l’entrée d’un Etat peut-être une source de déstabilisation de celui-ci. Pour ce faire, un moratoire de quinze (15) jours à dater de ce jour, est accordé à tous les opérateurs économiques du domaine de l’import et export afin de s’y conformer. Faute de quoi, ils verront leurs marchandises refusées d’être embarquées‘’.
C’était, l’essentiel du message de M. Patient Sayiba Tambwe, Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), au cours de son point de presse qu’il a animé, autour du lancement officiel de l’opérationnalisation de la FERE en RD-Congo, mercredi 31 juillet 2019, au Kempinski Fleuve Congo Hôtel de la Gombe. Ogeffrem ferre 2

En présence de Madame le Directeur Général Adjoint de l’OCC, du Directeur Général de SECUSE (Guichet unique), des représentants de la DGDA, des intervenants du secteur de Commerce Extérieur et Commerce maritime internationale: Armateurs, transitaires, Opérateurs économiques ainsi que des cadres et agents de l’Office de Gestion du Fret Multimodal, le Directeur Général de l’Ogefrem écrit une nouvelle page de l’histoire de cet Etablissement public dans ce sens qu’il met, non seulement à la disposition de la RDC, un outil indispensable pour l’équilibre de la balance économique du pays parce qu’il va rapatrier des devises mais aussi et surtout, il va garantir la sécurité des marchandises au pays de destination grâce au système d’apurement.

Contrairement aux années antérieures, il arrivait que des marchandises se perdent à mi-chemin, du lieu d’embarcation au port d’arrivée. Tel ne sera plus le cas, aujourd’hui à en croire, le patron de l’Ogefrem qui a rassuré avoir pris toutes les précautions possibles pour que de tels désagréments ne se reproduisent plus. Ceci, par une bonne simplification de mouvement des marchandises.

A haute et intelligible voix, le numéro un de l’Ogefrem rassure également que la FERE constitue une aubaine pour les opérateurs économiques et tous les intervenants du secteur en ce qu’elle certifie et assure une vraie traçabilité de l’origine de marchandise. Elle procure la transparence et crédibilité dans les transactions commerciales en plus de la rapidité. Ainsi, l’on pourrait savoir que telle grume provient de l’Equateur ou de Bandundu. C’est un instrument de facilitation des affaires.

Import et export, monopole de l’Etat
Dans tous les pays du monde, seul l’Etat autorise l’exportation et l’importation d’une marchandise à travers la FERI ou la FERE.
La FERE constitue le visa d’une marchandise, à l’instar d’une personne qui ne peut aller dans un pays étranger sans obtenir un visa d’entrée.
Pour éviter toute contestation ou murmure dans le chef des souscripteurs de la FERE, Patient Sayiba a le cœur net, déclarant qu’il ne s’agit pas d’une invention de l’Ogefrem mais plutôt, d’une matière légale conformément au Décret n°09/63 du 03/12/2009 fixant les statuts d’un Etablissement public dénommé Office de Gestion du fret Multimodal, lequel dispose de mettre en place les mécanismes de suivi des marchandises de bout en bout.
Par ailleurs, à l’article 10 du même Décret, point qui dispose : des frais perçus par l’Office à l’occasion de la délivrance des documents, fiches manuelles ou électroniques accompagnant la marchandise à l’import et à l’export. Ogeffrem ferre 3

Perturbations?
La FERE ne va engendrer aucune perturbation dans les transactions des affaires auprès des opérateurs économiques. Pour preuve, ils ont été suffisamment préparés moralement et financièrement à travers plusieurs correspondances leurs adressées par le DG de l’Office en vue de leur faire voir le bien-fondé de la démarche. Tous sont unanimes à cette nouvelle approche systémique.

Quid du coût ?
Le coût sera très dérisoire et n’influera nullement les coûts de revient de la marchandise. Il avoisine à peine 3 dollars la tonne pour n’importe quelle marchandise. Il se focalise non seulement à l’exportation des minerais mais aussi, des bois, du café, Cacao et toutes autres marchandises.

Une tour de contrôle propre
L’Ogefrem fonctionne dans les normes des standards internationaux. Toutes les dispositions sont prises pour contourner les pertes et fraudes des marchandises à partir de sa tour de contrôle qui est une plateforme, qui permet qu’à partir de Kinshasa, l’Office contrôle les marchandises provenant de la RDC à destination du monde entier.
L’Ogefrem est suffisamment outillé pour assurer ce contrôle à travers ses mandataires dans les quatre coins du monde.
Le DG a vivement félicité la Direction de la DANTIC qui vient de produire un travail formidable.

Eugène Khonde

 

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