*Depuis le début du siècle, les missions régaliennes de l’Etat moderne, c’est-à-dire, d’un Etat de droit se sont de plus en plus diversifiées, tout en entraînant ses objectifs vers la croissance économique qu’il doit atteindre.

Or, cette croissance économique est dans une large mesure fonction de l’investissement dont la composante la plus appréciée de l’investissement, c’est le Capital financier…
La première source du revenu de l’Etat vient de taxes et d’impôts.
Pour qu’un Congolais paie l’impôt à l’Etat, non seulement qu’il doit avoir du travail, mais aussi un salaire décent qui lui permet de payer le loyer, manger du premier au trente du mois, payer le transport, assumer les soins médicaux, payer le minerval de ses enfants et épargner.
Ce congolais qui remplit ces six conditions, grâce à son salaire, quel que soit son rang social, paiera l’impôt à l’Etat.
Donc, pour rétablir les équilibres économiques rompus, notre pays a besoin de deux capitaux.

Le Capital humain et le capital financier
Du point de vue Capital humain, nous sommes estimés à 90 millions d’habitants. L’Etat congolais a le devoir de favoriser la formation de la main d’œuvre et surtout, la spécialiser.
L’accumulation du capital humain, capable de contribuer au développement du pays, est une fonction croissante du temps consacré à l’éducation. C’est-à-dire, à la formation du Capital humain. Elle est formulée de la manière suivante: h,=S (l-u,) h.
Donc, l'investissement en capital humain comprend les dépenses d'éducation, d'apprentissage, de formation, ce qui permettra aux entreprises de bénéficier d'une main d’œuvre qualifiée, celle qui devrait s'insérer dans un environnement favorable au développement des entreprises.
Du point de vue Capital financier, le Congo a deux choix. Ou il autofinance sa reconstruction, ou il fait recours à la communauté financière internationale, tout en renforçant le contrôle de l’affectation des capitaux mobilisés vers le réaménagement des facteurs de la production, c’est-à-dire, la création des nombreux emplois et des salaires décents pour la meilleure consommation.
En effet, s’il arrivait que l’Etat congolais facilitait la tâche à l’entreprenariat privé, seul capable de créer plus au moins 500 millions d’emplois et payer des salaires décents, c’est-à-dire, un SMIG de 500 dollars par mois, sur lequel l’Etat percevra ne fût-ce que 50 dollars par mois.
Faisons le calcul le plus simple: prenons 50 dollars que l’Etat perçoit sur le salaire de chaque Congolais qui travaille et multiplions par 50 millions des Congolais qui touchent 500 dollars, l’Etat aura 2.500.00000 de dollars chaque mois dans sa caisse.
Multiplions 2.500.000.000 dollars par 12 mois, l’Etat aura déjà 30.000.000.000 de dollars d’impôts sur la masse salariale.
Et lorsqu’il y ajoutera la DGRAD, la DGI, la DOUANE, la DGM et d’autres services d’impôts et de taxes connexes….
Le Budget de la République Démocratique du Congo peut être facilement estimé entre 60 et 70 milliard de dollars américains.
La politique budgétaire est l’œuvre du gouvernement à travers lequel il définit la politique qui lui permet d’agir sur l'économie du pays en utilisant son pouvoir de fixer les recettes et les priorités dans la répartition des dépenses publiques.
Elle est donc un moyen dont il dispose pour réguler l'économie et conduire des actions sur les cycles économiques afin d'atteindre ses objectifs que ce soit dans le domaine social ou économique.
L’Etat qui a un bon budget grâce aux impôts peut réorganiser et équiper les services de renseignements, la police, l’armée et la fonction publique.
L’Etat qui a plus de moyens grâce aux impôts, peut réaliser les grands travaux publics en construisant des hôpitaux, des écoles, des prisons, des ponts, etc.
L’Etat qui a plus des moyens grâce aux impôts paiera décemment les fonctionnaires et Agents de l’Etat.
Il pourrait même donner des bourses d’études aux étudiants des humanités.
A condition de retenir une chose : TOUT CE QUI EST UMPUNI EST DONC PERMIS.
Lorsqu’on a un malade, il faut lui administrer un traitement approprié à la place de calmant.
La classe politique congolaise est spécialisée dans de nombreuses déclarations et effets d’annonces à la place du débat en toute responsabilité sur un projet de bonne gouvernance, capable de rétablir les équilibres économiques rompus, à l’instar de l’objectif 80, du changement des mentalités, de la nouvelle citoyenneté etc.
Changement des mentalités, un cas de conscience…
‘’Je suis enseignant animé d’une volonté exceptionnelle de changer la mentalité, j’habite Bandalungwa et je travaille à N’djili… Pour me rendre sur le lieu de mon travail, je dois emprunter le transport chez mes voisins, mon loyer de trois mois impayés, l’eau, l’électricité et le minerval de mes enfants impayés…J’arrive à l’école et passe l’examen à mes 70 étudiants…40 réussissent, 30 qui ont échoué s’organisent, préparent l’enveloppe et viennent me trouver, moi Professeur animé d’une volonté exceptionnelle de changer la mentalité, ils me font comprendre qu’ils ne veulent pas reprendre la classe…’’. Vous donnez des leçons de changement des mentalités, à la place de ce Professeur, de quel côté vous pencherez-vous?
Ce que je dis pour l’enseignant, je peux aussi le dire pour un fonctionnaire, un agent de l’ordre ou un agent de l’Etat.
On ne peut comprendre le présent dans le but de construire l’avenir que lorsqu’on a la connaissance profonde du passé.
Jean-Oscar Ngalamulume

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