Flash

*Pour éviter que la situation ne dégénère, le Mouvement Social et l’Alliance pour l’Alternance Démocratique, à l’issue d’une réunion extraordinaire élargie aux Députés et Sénateurs, demandent à Félix Antoine Tshisekedi d’interpeller, sans délais, les Hauts Magistrats de la Cour Constitutionnelle sur les irrégularités flagrantes décriées par la classe politique, l’opinion nationale et internationale.

Me Didier BUDIMBU, Président de l’Asbl ‘‘Dynamique FATSHI’’, a manifesté son indignation contre le comportement du député national Charles Nawej du FCC, qui a pris l’audace de manquer du respect au Président République, après la publication des Ordonnances portant nomination de mandataires à la SNCC et à la GECAMINE.

«Je viens par la présente manifester mes plus profonds regrets et solliciter le pardon de Son Excellence Monsieur le Président de la République et de tout le peuple congolais suite au grave malentendu des propos tenus au sein de l’Assemblée Nationale. Rien, ni personne ne peut justifier une atteinte à la plus haute instance de notre pays. C’est pourquoi, je regrette sincèrement être à l’origine de cette entame dans notre cohésion nationale, et réitère la demande de pardon de notre Nation », lit-on dans un communiqué datant du samedi 15 juin dernier, écrit par le député national Charles Nawej.

*‘’Nous appelons publiquement et solennellement le président de la République à quitter cette alliance avec des gens qui sont au service du plan contre la nation, en convoquant sans tarder, une conférence des sages de la nation pour l'aider à remettre le pays sur la voie de son destin’’, soutient, mordicus, le Président du Collège des Fondateurs de la DCUD, dans une déclaration aux effets décisifs sur la suite du processus de mise en œuvre des institutions post-électorales et dont l’importance ne souffre de l’ombre d’aucun doute, quant à leur portée sur la matérialisation de l’alternance démocratique et la transformation qualitative de la vie des congolais en termes des résultats concrets.

Dans un communiqué rendu public le samedi 15 juin dernier, en rapport avec la ribambelle d’invalidations des élus nationaux par la Cour constitutionnelle, la Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC) sous-tend que ces arrêts de la Haute Cour ne reflètent pas la réalité des scrutins à la base.

Les réactions fusent de partout après la dernière manifestation des combattants de l’Udps dans l’enceinte du Palais du Peuple pour mettre en garde les députés du FCC qui, selon eux, se seraient attaqués ouvertement au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, en qualifiant, par ailleurs, ses ordonnances sur la SNCC et la Gécamines d’illégales.

RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.