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Gaieté, sourire aux lèvres et bien d’autres sentiments de satisfaction étaient remarquables, le dimanche 22 septembre, au cours de la réception offerte par les cadres et membres du caucus Mai-ndombe de l’Union pour la nation congolaise (UNC), à l’endroit de Jean Baudouin Mayo Mambeke, à la suite de sa nomination depuis le 26 août dernier comme Vice-premier ministre de Budget du Gouvernement Ilunga Ilunkamba.

Au cours d’une conférence de presse organisée le mercredi 11 septembre au siège de leur parti politique, les Députés nationaux de l’Envol de Delly Sessanga ont livré en détail le contenu de la proposition de loi sur la révision de la Constitution déposée dernièrement à l’Assemblée nationale.

Juste quelques jours après sa nomination au poste de vice-ministre des finances, Junior Mata a été honoré par les membres de l’Association des jeunes professionnels de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (AJPRO/UDPS) que dirige Hervé Ntini, jeune cadre du parti au pouvoir.

*Après avoir notamment entrepris les contacts politiques de haut niveau auprès de quelques responsables des institutions du pays, le groupe des 31 députés nationaux victimes des arrêts de superposition (G31) reviennent à la charge.

Au cours d’une activité organisée le week-end à la permanence du parti par l’interfédéral de l’UDPS grand Kasaï, Augustin Kabuya, Secrétaire général dudit parti est monté au créneau pour mettre en garde certaines personnalités qui, selon lui, se permettent de déplacer de langages désolants à l’endroit du Chef de l’Etat.

Les femmes congolaises sont sans nul doute dans l’allégresse depuis la publication, le lundi 26 août, du Gouvernement Ilunga. En effet, au-delà du fait que le taux de représentativité soit accru à 17%, une femme a été nommée au poste de Vice-premier ministre et trois autres comme ministres d’Etat dont Béatrice Lomeya Atilite, nommée au portefeuille du Genre, famille et enfant.

Si la publication du Gouvernement Ilunga Ilunkamba a soulagé une grande partie de la population qui vivait dans l’attente pendant sept mois depuis l’investiture de Félix Tshisekedi, cet exécutif a également provoqué des mécontentements dans le chef de plusieurs structures et associations du pays.

Réunis au sein du Groupe de Députés omis sur la liste définitive (G.D.O), les 31 Députés nationaux recalés par la Cour constitutionnelle mais qui se considèrent comme les oubliés de la liste définitive de 500 Députés nationaux, ont écrit à Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, qui séjourne en RDC depuis le 31 août dernier.

RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.