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Elle peut prendre tous les qualificatifs du monde ou définir les néologismes adoptés par l’Académie française mais, en aucune manière, la thèse émise par l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) portera le sceau de la vérité. Pierre Kangudia Mbayi, Ministre d’Etat au Budget, n’a point attendu une minute de plus. Il a, illico presto, mis les pieds dans le plat pour réfuter toutes les allégations de cette organisation dirigée par Georges Kapiamba qui a indiqué, dans sa correspondance adressée au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, que les anciens membres du Gouvernement, bien qu’élus Députés ou Sénateurs, n’auraient cessé de percevoir indûment leurs salaires. D’ailleurs, avant même d’exiger des preuves concrètes de ces affirmations, Kangudia, qui s’occupe méticuleusement de tous les inputs et outputs de son portefeuille, a mordicus souligné qu’aucun ministre devenu parlementaire ne continue à bénéficier des émoluments.

Outre le fait qu’ils puissent être des véritables affabulations, les propos de l’ACAJ ne reposent sur aucun fondement, a argumenté cette autorité qui, du reste, au regard de ses prérogatives ministérielles, est au sein du Gouvernement, la personne qualifiée en ce qui concerne des questions relevant du décaissement des fonds de quels que devise et montant qu’ils soient. « Je dis bien, en ce jour, il n’y a aucun ministre devenu parlementaire qui continuerait à percevoir des émoluments en tant que membre du gouvernement. Ça n’existe pas. Qu’on me donne un seul exemple. Je mets ma main à couper, qu’il me démontre qu’il y a un ancien membre du gouvernement qui toucherait encore ses émoluments », a-t-il déclaré. Levant toute équivoque, il est allé plus loin en explicitant, d’une part, que tous les membres du Gouvernement élus ont été écartés des listes de paie et, d’autre part, que ceux qui perçoivent encore les émoluments, ce sont tous les non-proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) que la Cour constitutionnelle a validés au mois de juillet dernier, lors de la publication des résultats définitifs des législatives nationales et provinciales du 30 décembre 2018. Mais, ils attendent la validation de leurs mandats au niveau du Parlement, après la convocation de la prochaine session qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire. « Il y a, par contre, certains membres du gouvernement qui ont été validés par la Cour constitutionnelle, mais qui attendent également la validation au niveau de l’Assemblée nationale. C’est mon cas. Je ne suis pas encore député national. Je continue donc à prester comme ministre du Budget, et j’ai aussi à ma charge, les Ministères de l’Energie et de la Santé. Ça n’a rien à voir. Tous les autres ministres ont déjà été sortis des listes de paie, que la direction de la paie m’a présentées. Celui qui raconte cette affaire, d’où tire-t-il ces genres d’allégations », a-t-il lancé.

Pour Georges Kapiamba, président de l’ACAJ, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le prochain locataire de la Primature, devrait ordonner l’audit de gestion des crédits budgétaires alloués au Secrétariat général du Gouvernement et aux ministères. Ceci, afin que ‘’des sanctions administratives et pénales puissent être éventuellement prononcées’’ par des instances compétentes contre les auteurs de ces actes, alors pris de ‘’mensongers et même de fariboles’’ par celui qui régente, mieux que quiconque dans l’exécutif, les affaires des émoluments. Selon ce dernier, après la tenue des scrutins et publication des résultats, c’est près de 40 membres de l’équipe gouvernementale de Bruno Tshibala qui siègent comme élus soit à l’Assemblée nationale, soit au Sénat, soit dans des Assemblées provinciales, soit encore dans des gouvernorats de province. Et, par-dessus tout, ils bénéficieraient ‘’indûment’’ de quelques avantages dus à leurs fonctions.

La Pros.

 

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a boycotté les consultations sur la formation du Gouvernement, bien qu’elle ait été, normalement, conviée au sein de la composante Société Civile dont certaines organisations se sont entretenues avec Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le vendredi 9 août dernier.

*L’almanach du Premier ministre ne connaît ni retard, ni décalage, encore moins de réajustement. Le dimanche 11 août 2019, comme prévu, Sylvestre Ilunga a réceptionné les listes de personnalités proposées par chacune de deux plateformes politiques, membres de la coalition au pouvoir, pour faire partie de l’équipe gouvernementale.

Le monde entier célèbre, en date du 12 août, la journée internationale de la jeunesse. A cette occasion, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Ministre des relations avec le Parlement et Ministre intérimaire de la Jeunesse et Initiation à la nouvelle citoyenneté, a appelé toute la communauté à la prise en compte des besoins et différents problèmes des jeunes, qui représentent environ 60% de la population congolaise.

RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.