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Les 485 Députés nationaux validés par l’auguste assemblée sont conviés à prendre part à la séance plénière de ce vendredi 15 février 2019, à 12 heures, dans la salle des congrès du Palais du peuple.

Laquelle plénière aura un seul point à l’ordre du jour. A savoir : la constitution d’une commission spéciale, chargée de l’élaboration du Projet du Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale. En réalisant ce deuxième challenge, l’équipe de Kyungu Wa Kumwanza, aura marqué un pas décisif, surtout dans l’achèvement des trois missions obligatoires qui leur ont été assignées le mois dernier, par le secrétaire général de l’administration de cette institution.

Déjà, pour rappel, à la veille de la convocation de cette plénière, le Bureau provisoire de la Chambre basse du parlement, dirigé par Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, avait d’ores et déjà confirmé le grand rendez-vous. La première étape, celle consacrée à la validation des pouvoirs des élus du peuple étant passée, la seconde devrait se réaliser le plus rapidement possible, afin de permettre l’organisation, ainsi que l’installation du bureau définitif de la Chambre basse du parlement, qui devant tenir normalement la législature, durant les cinq années de la mandature.

Toutefois, faudrait-il noter, lors de son point de presse tenu le lundi dernier, dans son cabinet du travail, Jackson Ausse, 1er Secrétaire du bureau provisoire, avait-il laissé entendre qu’une seule commission va être mise en place, et par ricochet, c’est à la plénière de pouvoir adopter le document. « Le temps ne joue pas en notre faveur. Nous allons directement procéder à la mise en place de l’unique commission spéciale chargée d’élaborer le règlement intérieur de la chambre basse du parlement. Eventuellement, nous allons avoir d’autres plénières afin de procéder à l’adoption de ce document», avait-il affirmé, avec un air détendu. Dans son speech, le 1er Secrétaire du bureau provisoire, n’avait-il pas formulé deux propositions pour installer ladite équipe. Parmi ces propositions, l’on peut citer le recours aux regroupements politiques, afin de désigner des membres de la Commission spéciale, soit une désignation qui va faire sur base de la représentation des provinces.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.